Alexandre Romanès : "Les gens nous accusent de manger leurs chats !"

Le co-fondateur du dernier cirque tzigane au monde, Alexandre Romanès était l’invité d’André Bercoff, mercredi 18 décembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Alexandre Romanès invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"C'est l'appellation tzigane qui bloque"

Tenir le dernier cirque tzigane du monde en plein Paris, "c'est très difficile", selon Alexandre Romanès. Installée à deux pas de la Porte Maillot l'hiver, la troupe part en tournée l'été et fait face à "beaucoup de blocages". "Quand on s'est installé Porte Maillot, il y a cinq ans, on a eu tous les gens du quartier contre nous", témoigne-t-il, préférant s'amuser des rumeurs circulant à leur sujet. "Ils disaient qu'à cause de nous, il n'y avait plus de chat dans le XVIe arrondissement, car on les avait tous mangés", répète le gérant du cirque.

Pourtant, le cirque fait des tournées dans le monde entier. "On est allé jusqu'en Chine, il n'y a pas longtemps", rapporte-t-il. Mais en France, c'est compliqué. "Une ville sur deux ne nous veut pas", déplore Alexandre Romanès. "On essaye même plus les villages, on a une chance seulement dans les grandes villes", affirme l'artiste. "Pourtant on n'a pas d'animaux, on a seulement un camion et sept ou huit caravanes", énumère-t-il. Selon lui, "c'est l'appellation tzigane qui bloque".

 

Un cirque poétique

"Il y a une méconnaissance totale de la culture tzigane", regrette Alexandre Romanès. S'il est vrai qu'il existe "un petit décalage", "lorsque l'on me demande si je suis Français ou tzigane, je réponds toujours être 100% Français et 100% tziganes". Avec le sourire, le tzigane rassure : "nous n'avons pas le projet de jeter un avion dans la tour Montparnasse". 

Pour un spectacle réussi et faire régner la magie du cirque, il faut "être beau et surprenant". Un objectif qui semble être réussi. "Tout le monde dit qu'on est le cirque le plus poétique", s'enorgueillit Alexandre Romanès. Les organisateurs ne veulent pas faire du cirque "bébête". "Nous sommes à l'opposé de tout ce qui se fait, j'ai fait tout le contraire des autres cirques". Et la réussite semble être au rendez-vous, "on est archi-plein partout", peut se réjouir Alexandre Romanès.

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