Le slow a-t-il définitivement disparu ? La réponse de Brigitte Lahaie

Cela semble en tout cas être le cas, rares sont les discothèques qui laissent encore une large place aux slows. De nombreuses explications sont avancées, la première étant : c’est ringard. Certes mais qu’est-ce que cela veut dire vraiment ?

Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions
Brigitte Lahaie répond à toutes vos questions

Le slow était un moyen très pratique de rentrer dans l’intimité de l’autre et de savoir assez vite et de manière très efficace si l’attirance était là. En effet les corps étaient vraiment en contact, on pouvait se toucher, tenter des approches discrètes sans risquer de se faire jeter. En général, l’homme donnait le tempo et il sentait si sa partenaire était au diapason. Sinon, il attendait tranquillement la fin de la musique pour ensuite chercher une autre partenaire.

 

La danse à deux, toute une histoire !

Ensuite, dès les années 70, les bals populaires disparurent peu à peu mais parallèlement apparurent dans les boîtes de nuit des danses individuelles. Le jerk faisait fureur. Aujourd'hui, il y a de nombreuses danses qui se font à deux, comme le rock, la salsa, le hip-hop et plus récemment encore le zouk. Même le tango est redevenu à la mode mais toutes ces danses se font en couple et concernent de vrais amateurs de la danse et sûrement pas des personnes en recherche de l’âme sœur. D’ailleurs danser un rock ou un tango avec une inconnue n’est pas si simple.

Doit-on regretter le slow ?

Je ne sais pas si nous devons le regretter mais vivons à notre époque et constatons. Après tout, il y a maintenant de nombreux moyens de se rencontrer. Les femmes assument mieux leur désir de trouver un partenaire sexuel sans attendre patiemment l’invitation d’un homme. Le slow était au fond une danse bien hypocrite, il n’était pas là pour danser mais bien pour se rencontrer et se séduire…

Brigitte Lahaie