Jacques Mailhot : "J'ai eu un diplôme plus que bancal"

L'humoriste, chansonnier, homme de radio et journaliste Jacques Mailhot était l'invité culture de "Philippe David dans tous ses états".

Jacques Mailhot
Jacques Mailhot, invité de Philippe David dans "Philippe David dans tous ses états” sur Sud Radio.

Jacques Mailhot publie, avec Caroline Pastorelli, un livre de souvenirs sur sa vie. Son titre : "Sourire(s) en coin" (Éditions Deborée).

 

Jacques Mailhot : "J’ai eu un diplôme plus que bancal"

Jacques Mailhot a commencé par raconter une histoire de son adolescence. "On avait un évêque qui s’appelait Mgr. De la Chalonie. Tout le monde le respectait beaucoup, il était extrêmement impressionnant. On nous avait envoyés à Saint-Julien-Chapteuil pour restaurer une vieille chapelle, on faisait ça pendant les vacances de Pâques. Et on nous a dit : 'pour vous remercier, Mgr. De la Chalonie va venir vous saluer'. Et on a monté un petit complot : quand il va nous donner sa main, au lieu d’embrasser sa main, on va lui serrer la main. Alors là, le père supérieur, le père De Verdeuil, qui était là, quand il a vu ça, il a dit : 'je ne peux pas les garder'. Et il nous a convoqués, avec nos parents, à l’Institution Sainte-Marie, on a été mis à pied immédiatement"

 


Un autre souvenir de Jacques Mailhot est sa sortie précipitée de l’Institut des hautes études cinématographiques (IHDEC). "Leopold Schlosberg, qui dirigeait l’IHDEC, était un homme de poigne. Et nous, nous étions les enfants de mai 1968, nous faisions un peu le bazar à l’école. Il nous a dit : 'si vous continuez comme ça, je ferme l’école'. Et il a fermé l’école. Et au lieu de nous retrouver avec trois ans d’IHDEC, on n’a eu que deux. Un diplôme plus que bancal, quoi…", se souvient Jacques Mailhot.

"Il faut bien démarrer sur scène"

Toujours pendant sa jeunesse, Jacques Mailhot a fait une audition inhabituelle au cabaret l’Échelle chez Jacob, qui lui a permis de faire ses premières scènes. "Les débuts de Jacques Mailhot au cabaret se font à l’Échelle chez Jacob, dont la directrice de l’époque était Susie Le Brun. J’avais été inscrit à une audition, un peu à l’insu de mon plein gré. J’avais à l’époque 4 ou 5 sketches que j’avais écrit au dépoté. Je fais un premier sketch, et Susie Le Brun, malgré son cœur d’or, me dit : 'Et c’est tout ce que vous avez ?'. Alors je dis : 'Si, j’en ai un autre'. J’en fais un autre, je finis le deuxième sketch. Et elle me dit : 'Et c’est tout ce que vous avez ?'. Bon, je fais mes trois sketches, elle me dit 'merci beaucoup', et je suis parti sur la pointe des pieds sans dire au revoir.

 


Et le lendemain j’avais un télégramme, un papier bleu sous ma porte, sur lequel il était écrit : 'Rappelez-moi de toute urgence, Susie Le Brun'. Je la rappelle, et elle me dit : 'Dites donc, vous partez toujours sans dire au revoir, vous ?'. Je lui dis : 'Écoutez, je pense que mes sketches ne vous ont pas plu, je ne voulais pas vous importuner, madame, donc je suis parti discrètement'. Elle m’a dit : 'Pas du tout. Je cherche un présentateur pour mon spectacle, et je pense que vous feriez l’affaire'. Et elle m’engage. Elle me demande : 'Vous avez fait beaucoup de scène ?' Je réponds que non, pas du tout. Alors elle me dit : 'C’est bien, il faut bien démarrer."


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