Énergie : "La guerre en Ukraine n’a pas d’impact sur le prix du pétrole" estime Rémy Prud’homme

Le monde traverse actuellement une crise de l’énergie majeure. Se chauffer coûte très cher, se déplacer coûte encore plus cher. Pour en parler, Rémy Prud'homme, économiste, spécialiste des transports et de l'économie de l'énergie, auteur de "Les vrais responsables de la crise" aux éditions de l'Artilleur, était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio le 29 novembre dans "Bercoff dans tous ses états".

Rémy Prud'homme
Rémy Prud'homme, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Les prix de l’énergie atteignent des niveaux sans précédent. Au point de provoquer une véritable crise dans ce secteur. Qui sont les véritables coupables ? Réponse sur Sud Radio avec l’économiste Rémy Prud’homme, spécialiste de l’énergie.

Faux coupables et vrais responsables

Il n’y a pas de crise de l’énergie. Il y a une crise des énergies. Voici ce que rappelle Rémy Prud’homme, économiste, spécialiste des transports et de l'économie de l'énergie, auteur de Les vrais responsables de la crise aux éditions de l’Artilleur, sur Sud Radio. "Dire qu’il n’y a qu’une seule crise, c’est s’interdire de comprendre ce qui passe. Il faut faire des distinctions entre le pétrole, le gaz, et l’électricité, qui n’ont pas la même origine, et qui ne sont pas soumises aux mêmes fluctuations", explique-t-il.

Dans son dernier livre, Rémy Prud’homme parle notamment des faux coupables dans cette crise des énergies : la guerre en Ukraine, les coûts de production, le Covid-19 et enfin l’OPEP. "Ces quatre faux coupables ont pour les gouvernants un gros avantage : ils exonèrent leur responsabilité. Nos gouvernants n’aiment pas se sentir responsables de ce qu’ils sont", ajoute l’économiste, pointant de fait, du doigt, les vrais responsables.

Pourquoi l’énergie vous coûte très cher

"Les vrais coupables, ce sont nos gouvernants". Le ton est donné. Et cela, explique Rémy Prud’homme, à travers trois actions. "La première, c’est la fiscalité de l’énergie, et surtout l’augmentation de cette fiscalité. En France, elle est très lourde". Ainsi, à la pompe, plus de la moitié revient en taxes aux pouvoirs publics. Même chose pour l’électricité. "Les prix baissaient en France jusqu’en 2008, à la fois parce qu’on a mis des impôts de plus en plus lourds pour financer le développement des énergies renouvelables", précise l’économiste.

Et l’on tient là l’un des principaux coupables de ces hausses des prix : l’énergie renouvelable, ou en tout cas l’argent nécessaire à son développement. Des sommes que l’État trouve principalement au niveau fiscal. "Des énergies qui fonctionnent par intermittence, et qui imposent des capacités de production thermique" lorsque le vent ne souffle pas, ou lorsque le soleil ne brille pas. En attendant, c’est sur le pouvoir d’achat des ménages que le soleil ne brille pas.

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Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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