Front national : Bruno Mégret critique sèchement la stratégie de Marine Le Pen

Jean-Marie Le Pen et sa fille, Marine Le Pen (©BORIS HORVAT - AFP)
Jean-Marie Le Pen et sa fille, Marine Le Pen (©BORIS HORVAT - AFP)

Défaite par Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a vu Bruno Mégret, vieux rival de son père Jean-Marie, critiquer fortement sa stratégie d’entre-deux-tours.

Comme pour toute autre formation politique, la défaite politique laisse place à l’inventaire pour le Front national. Défaits au second tour de l’élection présidentielle par Emmanuel Macron, le parti frontiste et sa candidate Marine Le Pen vivent depuis quelques jours une période de remous internes avec de nombreuses critiques vis-à-vis de la stratégie suivie lors de cette campagne ou de certaines questions centrales comme la sortie de l’euro. 

"Un programme social digne de la gauche des années 1970"

La dernière en date nous vient de… Bruno Mégret. Ancien membre du Front national, qu’il avait quitté avec fracas en 1998 pour fonder le MNR, ce dernier a publié ce vendredi un communiqué dans lequel il fustige la stratégie de Marine Le Pen avant le second tour. "Il fallait conserver un positionnement de droite, quitte à expliquer que l’antagonisme droite/gauche avait changé de nature et qu’il portait maintenant principalement sur la question identitaire", explique-t-il avant de regretter fortement la volonté du Front national de "mettre en avant un programme social digne de la gauche des années 1970".

Quand Bruno Mégret refait la campagne présidentielle

"Face à la Chine, à l’Inde, au monde musulman ou aux États-Unis, (il aurait fallu) prôner l’émergence d’un pôle de puissance européen capable de préserver notre identité", déclare-t-il encore. Selon lui, Marine Le Pen "aurait dû (…) mettre en cause les médias comme vecteur militant de la pensée unique et dénoncer le pouvoir envahissant des juges". "La priorité devait être donnée à la question de l’immigration, de l’islamisation et de l’insécurité avec des objectifs ambitieux et des mesures choc soutenus par un panel de réformes crédibles", ajoute-t-il enfin.

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