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Sept tonnes de drogue en plein Paris : condamnation définitive pour l'ex-chef des stups

L'ex-patron de l'Office français de répression du trafic de stupéfiants, condamné en mars à un an de prison avec sursis pour complicité dans l'acheminement, en plein Paris, de sept tonnes de cannabis en 2015, n'a pas fait appel, rendant sa condamnation définitive, a annoncé mardi le parquet.

Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives

L'ex-patron de l'Office français de répression du trafic de stupéfiants, condamné en mars à un an de prison avec sursis pour complicité dans l'acheminement, en plein Paris, de sept tonnes de cannabis en 2015, n'a pas fait appel, rendant sa condamnation définitive, a annoncé mardi le parquet.

Dans cette affaire retentissante qui a conduit à réformer la lutte antidrogue en France, le tribunal de Bordeaux avait jugé François Thierry coupable d'avoir "apporté (son) aide à un trafic" au profit de son principal informateur, Sophiane Hambli. Le parquet avait requis sa relaxe.

Contrairement à ce que ses avocats avaient annoncé à l'issue du procès, le policier n'a "pas interjeté appel de sa condamnation", a déclaré mardi à l'AFP le parquet de Bordeaux (sud-ouest).

Me Francis Szpiner, l'un des avocats de François Thierry (58 ans), avait fustigé au terme du procès une "condamnation injuste" de son client, qui dirige actuellement le Service de la transformation numérique de la police nationale.

Sophiane Hambli, âgé de 50 ans, détenu au Maroc et jugé en son absence, a été condamné à 20 ans de prison. Parmi la quinzaine d'autres prévenus, des peines allant jusqu'à 8 ans de prison ont été prononcées.

Le parquet de Bordeaux a précisé mardi avoir interjeté appel des peines prononcées concernant Sophiane Hambli et cinq autres mis en cause.

À l'audience, l'ex-patron de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avait défendu la stratégie "Myrmidon", mise en place lorsqu'il dirigeait l'office, entre 2010 et 2016: infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour appréhender les têtes de réseau.

Pour l'une de ces opérations, il avait organisé une garde à vue fictive de Sophiane Hambli en 2012, des faits pour lesquels il a été acquitté en 2024.

En 2015, une autre de ces affaires avait conduit les douanes, sur fond de guerre des services, à saisir sept tonnes de résine de cannabis dans des fourgonnettes garées dans un quartier huppé de Paris, alors que la livraison était censée être "surveillée" par l'Octris.

"Un naufrage opérationnel", avait reconnu à la barre François Thierry, martelant n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit".

AFP / Bordeaux (AFP) / © 2026 AFP

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