single.php

"Papa, j'ai fait un truc de fou" : le récit choc du père de l'un des suspects dans le meurtre de Louis

TEMOIGNAGE RADIO - Après le meurtre de Louis, 17 ans, passé à tabac à Narbonne, le père de l'un des cinq jeunes mis en examen témoigne sur Sud Radio. Installé dans le Tarn, il raconte le retour de son fils au lendemain du drame, son silence, puis son arrestation par les gendarmes. Un récit marqué par le choc et le sentiment d'un immense gâchis.

Louis
Louis

À Monestier, dans le Tarn, le meurtre de Louis a profondément bouleversé les habitants. Deux des cinq jeunes mis en examen dans cette affaire ont été interpellés dans ce village, où l'un d'eux résidait ponctuellement chez son père, notamment pendant les vacances et certains week-ends.

"On savait qu'il cherchait à faire une connerie"

Selon plusieurs habitants, l'adolescent n'était pas originaire de la commune mais venait régulièrement depuis son placement dans un foyer à Narbonne. Ils décrivent un jeune qui attirait souvent l'attention par son comportement. "On ne savait pas ce qu'il allait faire tout le temps, mais on savait qu'il cherchait à faire une connerie. Petit larcin, dégrader quelque chose, ou quelquefois même du vandalisme gratuit", témoigne l'un d'eux

Le père du jeune homme, aujourd'hui bouleversé, raconte avoir vu son fils revenir chez lui le samedi matin, quelques heures après les faits. Dès son arrivée, il affirme que l'adolescent lui a confié : "Papa, j'ai fait un truc de fou, mais je ne peux rien te dire."

Malgré les questions insistantes de son père, le jeune homme refuse de s'expliquer. Ce n'est que le lendemain, lorsque les gendarmes se présentent à son domicile pour l'interpeller, que celui-ci découvre ce qui s'est réellement passé. Pour tenter de comprendre l'impensable, le père a regardé à plusieurs reprises les vidéos de l'agression, mais impossible pour lui de comprendre les motivations de son fils.

"Je pense surtout à la famille de Louis"

Aujourd'hui, l'homme ne parvient toujours pas à diriger les actes de son fils, il affirme que ses pensées vont avant tout aux proches de la victime. Encore sous le choc, il évoque la souffrance des parents de Louis et mesure la gravité des faits reprochés à son fils. "Je pense autant au petit qu'à ses parents. Quelques semaines avant, je me disais justement que ça devenait triste de voir ce genre d'affaires et j'espérais que ça n'arriverait jamais à mon enfant. Aujourd'hui, je découvre qu'il en est l'auteur. Je pense aux parents, à l'entourage, à toute la famille... C'est vraiment triste."

"Un immense gâchis"

Le père conclut en évoquant "un immense gâchis". Il explique que son fils lui avait promis, peu de temps auparavant, de mettre fin à ses mauvaises fréquentations et à ses "conneries". Une promesse qui n'aura finalement pas empêché le drame.

Si l’enquête a permis d’identifier rapidement les cinq suspects mis en examen, les raisons exactes du passage à tabac mortel de Louis restent, elles, encore difficiles à établir avec certitude. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs évoquent une violence d’une extrême brutalité, sur fond de tensions préexistantes entre le jeune victime et certains des mis en cause, notamment dans le cadre de précédents faits de violence signalés dans des foyers éducatifs.

Selon plusieurs sources, Louis avait lui-même été confronté à des épisodes violents dans les semaines précédant le drame, au point d’avoir alerté à deux reprises les autorités. Une situation que son père assure ne pas avoir avoir été informé au moment des faits, ce dernier disant avoir découvert a posteriori l’ampleur des difficultés rencontrées par son fils.

Pour les enquêteurs, la piste d’un guet-apens organisé reste privilégiée, mais les motivations précises, règlement de comptes, vengeance ou simple emballement collectif, n’ont pas encore été établies. Le parquet appelle à la prudence, rappelant que plusieurs zones d’ombre subsistent autour du déroulé exact de la soirée du 19 juin.

L'info en continu
15H
14H
13H
12H
11H
Revenir
au direct

À Suivre
/