En cette journée de grève et de mobilisation à l’appel de l’Intersyndicale, les autorités attendent 700 000 personnes dans les rues. Salariés du privés et fonctionnaires sont appelés à se mobiliser autour d’un même mot d’ordre : la lutte contre la vie chère et la revalorisation du Smic et des salaires.
"Bientôt un million de personnes payées sous le Smic"
"Ce sera une journée au moins aussi importante que celle du 29 septembre, estime Luc Farré, secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique, au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. Nous espérons et nous pensons qu’il y aura davantage de monde dans les rues aujourd’hui. Nous avons un service d’ordre efficace et espérons qu’il n’y aura pas de violence.Je suis sûr que cela se passera bien cet après-midi."
"La question des salaires est au cœur des revendications : les fonctionnaires demandent une hausse du point d’indice, gelé par le gouvernement. J’attends qu’il entende la nécessité d’augmenter les salaires des agents de la fonction publique. On ne peut pas laisser 862 000 agents sous le Smic, c’est énorme. Avec une inflation de 3,4% en octobre, dans quelques semaines, on aura un million de personnes payées sous le Smic."
🇫🇷 « On ne peut pas laisser 862 000 agents publics sous le Smic ! »
🗣️ @lucfarre, secrétaire général de l’UNSA Fonction publique : « Avec nos impôts, nous devons pouvoir enfin reconnaître l’engagement des agents »
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— Sud Radio (@SudRadio) November 5, 2026
"Il y a un sentiment d’injustice"
"Il y a un sentiment d’injustice. Le Smic est trop bas, il faut l’augmenter rapidement, qu’il dépasse 1500 euros, juge Luc Farré, secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique, sur l’antenne de Sud Radio. Et si on le fait, il faut aussi augmenter le minimum des salaires des agents publics. Il faut reconnaître leur engagement au service du pays. Il y a des choix politiques à faire. Chaque année, 211 milliards d’euros sont donnés aux entreprises. Si c’est payer les actionnaires, cela pose des questions."
"La dette s’élève à 3600 milliards. On peut prendre un peu moins pour les entreprises et enfin financer le service public." À six mois de la présidentielle, qu’attendre du gouvernement ? "On ne peut pas rien avoir eu en 2025, 2026, demain 2027. L’inflation n’attend pas, les prix augmentent. Il y a des agents qui n’ont pas de prime, d’autres toute petites et pas valorisées. C’est un plus, mais le fond, c’est le salaire indiciaire."
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