Pour éviter une nouvelle journée de casse et de pillages, alors que les interdictions de manifester se multiplient dans plusieurs villes de France, Laurent Nuñez a promis un dispositif « extrêmement important ». Plus de 70 000 policiers et gendarmes doivent être déployés sur le territoire. Mais une unité attire particulièrement l’attention : la police montée.
« Nous avons mobilisé des unités spécialisées, comme le RAID, le GIGN et la BRI (…). Il y aura aussi des unités spécialisées air-terre, la lutte antidrones et beaucoup d’hélicoptères », a déclaré le ministre de l’Intérieur ce vendredi 23 octobre. Des brigades cynophiles et équestres sont également prévues. Alors, à quoi servent ces unités à cheval, aux côtés de véhicules blindés comme le Centaure ?
Lutter « contre la délinquance dans des endroits inaccessibles aux véhicules »
Le premier avantage du cheval est sa position en hauteur. Depuis leur monture, les policiers disposent d’un champ de vision plus large pour observer les mouvements de foule, repérer d’éventuels incidents et surveiller les abords d’un rassemblement.
La police nationale attribue plusieurs missions à ses unités équestres. Sur le site de la Police nationale figurent notamment la participation « aux services d’ordre à l’occasion de manifestations de toute nature » et la lutte « contre la délinquance, par des rondes, patrouilles et par des opérations ponctuelles dans les endroits inaccessibles aux véhicules ».
Le cheval comme moyen de dissuasion
Le cheval possède également un effet dissuasif. Par sa taille et sa présence physique, il peut contribuer à maintenir une distance entre les forces de l’ordre et un groupe de personnes. En Grande-Bretagne, cette technique est beaucoup utilisée pendant les émeutes, parce que le cheval, au-delà d’impressionner par sa taille, impose une forme de respect.
Même s’il y a un policier sur le dos de l’animal, il existe une volonté de ne pas le blesser. Reste à voir si le bien-être animal sera respecté ce samedi 24 octobre, quelles que soient les circonstances.