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Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale

Un an après, le PSG va vivre une deuxième finale de Ligue des champions, ayant réussi l'exploit d'éliminer le Bayern Munich mercredi à l'Allianz Arena (1-1 après le 5-4 de l'aller) grâce à sa force collective et au bout d'un combat éreintant.

FRANCK FIFE - AFP

Un an après, le PSG va vivre une deuxième finale de Ligue des champions, ayant réussi l'exploit d'éliminer le Bayern Munich mercredi à l'Allianz Arena (1-1 après le 5-4 de l'aller) grâce à sa force collective et au bout d'un combat éreintant.

Luis Enrique et ses joueurs défendront donc leur titre suprême après l'avoir remporté l'année dernière dans ce même stade de l'Allianz Arena.

D'ailleurs, les scènes de liesse collectives, staff et joueurs compris, sur la même pelouse et dans le même vestiaire rappelaient celles de l'année dernière.

Et c'est dire l'exploit de l'entraineur espagnol, arrivé il y a trois ans à la tête du PSG. Il peu ambitionner de réussir l'exploit de Zinedine Zidane avec le Real Madrid (2016, 2017, 2018).

Après la folie du Parc des princes (5-4) mardi dernier, il y a eu moins de buts c'est sûr mais un combat tout aussi intense et une défense, cette fois, plus solide.

"On veut aller chercher la deuxième étoile. On n'a pas des joueurs, on a des guerriers", a réagi le président du club Nasser Al-Khelaïfi au micro de Canal+.

"On doit profiter de ce moment. C'est important de souligner que l'on a montré ces trois dernières années que l'on peut jouer n'importe quel match", a commenté Luis Enrique.

Sur la route de Budapest, théâtre des rêves le 30 mai prochain face à Arsenal, Paris a été d'une efficacité rare puis de nouveau solidaire défensivement.

Le PSG a encore été plus virevoltant qu'il y a huit jours en frappant très fort dès la 3e minute, grâce encore une fois à ses hommes des grands soirs.

L'entraîneur du Paris SG Luis Enrique (D) et l'attaquant Ousmane Dembélé lors de la qualification pour la finale de la Ligue des champions aux dépens du Bayern Munich, le 6 mai 2026 à l'Allianz Arena

L'entraîneur du Paris SG Luis Enrique (D) et l'attaquant Ousmane Dembélé lors de la qualification pour la finale de la Ligue des champions aux dépens du Bayern Munich, le 6 mai 2026 à l'Allianz Arena

Odd ANDERSEN - AFP

Aidé par l'immense espace laissé par l'arrière garde du Bayern, Khvicha Kvaratskhelia s'est engouffré côté gauche et a trouvé Ousmane Dembélé, seul dans la surface, qui a enchainé une puissante frappe (1-0, 3e). Manuel Neuer, du haut de ses 40 ans et de son mètre 93 n'a rien pu faire face au Ballon d'or et ses sept buts européens.

Et puis, comme à Liverpool il y a trois semaines, les Parisiens ont montré les muscles derrière et ont tenu malgré la pression immense du Bayern et des 70.000 spectateurs.

- "Sortis de la zone de confort" -

"Ils nous ont testés sur tout, jouer haut, sortir en contre-attaque, ils nous ont sortis de notre zone de confort", a commenté Marquinhos.

Lui et les autres ont laissé beaucoup moins d'espace, ont fait preuve d'expérience en gagnant de précieuses secondes et se sont appuyés de nouveau sur un grand Matveï Safonov, auteur de grandes parades sur Jamal Musiala.

L'absence d'Achraf Hakimi, blessé à la cuisse et pourtant si important dans les mouvements offensifs, ne s'est même pas faite ressentir. Warren Zaïre-Emery, aligné en latéral droit, a bien géré Luis Diaz et Nuno Mendes, son pendant côté gauche, a été bien meilleur qu'à l'aller.

Malgré un carton jaune très tôt, le Portugais a beaucoup apporté et a été solide face à Olise. Il aurait pu être exclu sur un deuxième carton jaune pour une main. Le milieu Fabian Ruiz, qui n'avait pas joué un match plein depuis sa blessure au genou, a été tout aussi important dans la maitrise.

Grâce à tout ça et aussi grâce à un pénalty non sifflé (31e) sur une main de Joao Neves (car le ballon était dégagé par Vitinha et pas en direction du but), Paris a géré ses moments faibles face à la meilleure équipe européenne actuelle.

L'entraîneur du Bayern, Vincent Kompany, a toutefois estimé que "Nuno Mendes aurait dû récolter un deuxième avertissement et donc être exclu" pour une main à la 29e, une décision qui aurait changé le cours du match.

"C'est une grande équipe, félicitations. On a aimé le défi et le combat", a toutefois salué le technicien belge.

Les Parisiens ont craqué à la toute fin du match sur un but d'Harry Kane (90+4).

Avant cela, Michael Olise (27e) et Luis Diaz ont été aussi dangereux mais le PSG a été mieux organisé et solide. Et a mieux défendu qu'au Parc des princes, à l'image de son capitaine Marquinhos, enragé dès l'échauffement. Pour dire, c'est son compère en charnière centrale Wilian Pacho qui a été élu homme du match.

En face, Manuel Neuer a aussi sauvé les siens, en sortant une tête de Joao Neves (33e) et une frappe de Désiré Doué (64e), mais le géant allemand a chuté aux portes de la finale.

Désormais, la peur a changé de camp dans les nuits européennes. Paris sait maintenant gagner ces grands matches et peut donc rêver de toucher les étoiles de nouveau le 30 mai.

Par Alice LEFEBVRE / Munich (Allemagne) (AFP) / © 2026 AFP

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