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Ligue des champions: "Kvara" et Dembélé, les hommes des grands soirs

Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé, les deux hommes des grands soirs du PSG, ont évidemment choisi cette folle demi-finale aller de Ligue des champions (5-4) contre le Bayern Munich pour encore briller et faire danser la défense allemande.

FRANCK FIFE - AFP

Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé, les deux hommes des grands soirs du PSG, ont évidemment choisi cette folle demi-finale aller de Ligue des champions (5-4) contre le Bayern Munich pour encore briller et faire danser la défense allemande.

Par où commencer ? Peut-être par les premiers dribbles (8e) de "Kvara" dans son couloir gauche qui ont enflammé le Parc des Princes, en fusion totale même avant l'entrée des artistes sur scène.

Ou par l'image du Géorgien à terre, sur le dos et les bras en croix après son doublé. Ou encore par ses duels engagés pour garder le ballon (10e).

Mais il ne faudra pas oublier non plus le pressing incessant d'Ousmane Dembélé, qui a réussi à gêner la légende Manuel Neuer sur de nombreuses relances. Ni son visage rageur ni ses applaudissements quand ses coéquipiers récupéraient des ballons ou quand il a fallu les mobiliser pendant les 20 dernières minutes très compliquées.

Et surtout leurs quatre buts à eux deux.

Dans un match complètement fou avec deux périodes aussi intenses l'une que l'autre, les deux Parisiens les plus décisifs cette saison en Ligue des champions ont porté leur attaque vers le sommet du football. Faisant danser l'arrière-garde du Bayern, qui a autant souffert et coulé que la défense du PSG ensuite.

Il est rare de voir des attaquants jouer dans une telle harmonie, et particulièrement en transition rapide.

D'abord très bas, Ousmane Dembélé a mis plusieurs minutes à se montrer dangereux et il lui a fallu une première grosse occasion (23e) pour faire trembler le Parc, mais il a finalement maladroitement trop croisé sa frappe.

En revanche, il n'a fallu qu'un essai à "Kvara" pour répondre au Bayern et faire chavirer cette douce soirée de printemps en une nuit totalement dingue (1-1, 24e).

Grâce à sa "spéciale": repiquer dans l'axe avant d'enchaîner une frappe filet opposé.

- Dembélé présent sur quasi tous les buts -

Ousmane Dembele (N.10) frappe et marque un pénalty pour le Paris SG face au gardien du Bayern Munich Manuel Neuer mardi en demi-finale aller de Ligue des champions au Parc des Princes.

Ousmane Dembele (N.10) frappe et marque un pénalty pour le Paris SG face au gardien du Bayern Munich Manuel Neuer mardi en demi-finale aller de Ligue des champions au Parc des Princes.

Anne-Christine POUJOULAT - AFP

Interrogé la veille en conférence de presse sur comment il travaille cette action, l'ancien joueur du Napoli avait répondu pudiquement: "Je pense que j'y arrive bien, mais je peux encore l'améliorer. Je la travaille tous les jours".

"Peu importe si je marque ou pas, quand je quitte le terrain, je veux être sûr d'avoir tout donné", a-t-il insisté, alors qu'il a été décisif à 15 reprises cette saison dans un match européen, dont dix buts. Semblant touché à une cuisse à la suite d'une longue course (39e), le N.7 a finalement tenu son rang une grande partie du match, en enchaînant les dribbles virevoltants.

Plus d'un an après son arrivée en janvier 2025, le Géorgien de 25 ans, surnommé "Kvaradona" à Naples, est l'homme qui peut porter le PSG vers une seconde finale d'affilée. Avec un sang-froid impressionnant, il a conclu un contre éclair d'une frappe puissante, aidé par la feinte de frappe de Dembélé, qui a laissé filer le ballon (3-2, 56e).

"Il suffit de prendre du plaisir à le regarder jouer quand il est dans l'équipe", disait lundi Kvara à propos du Ballon d'or, "c'est un vrai plaisir de jouer avec un joueur aussi talentueux. Je pense qu'il est capable de tout faire sur le terrain". Et personne ne pourra lui donner tort mardi soir...

Déposant d'abord un délicieux ballon sur la tête de Joao Neves (2-1, 33e), Ousmane Dembélé a aussi participé pleinement à cette soirée de gala avec un doublé.

Se heurtant d'abord dans un duel à Dayot Upamecano (34e), il a enfin mis un terme à ses échecs sur pénalty (45+5) avant de parfaitement frapper pour battre Neuer et son copain d'Evreux "Upa" (5-2, 58e).

"On peut parler des attaquants mais aujourd'hui ce qu'on a montré en équipe est plus important", a réagi Luis Enrique mardi soir.

Par Alice LEFEBVRE / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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