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Ligue des champions féminine de hand: Metz enfin au rendez-vous de la finale, contre Györ

Après quatre échecs en demi-finales, le Metz Handball s'est enfin qualifié pour la finale de la Ligue des champions féminine en battant samedi à Budapest le CSM Bucarest (32-27), et affrontera dimanche (18h00) le double tenant du titre Györ, vainqueur sur le fil de Brest (31-30).

Attila KISBENEDEK - AFP

Après quatre échecs en demi-finales, le Metz Handball s'est enfin qualifié pour la finale de la Ligue des champions féminine en battant samedi à Budapest le CSM Bucarest (32-27), et affrontera dimanche (18h00) le double tenant du titre Györ, vainqueur sur le fil de Brest (31-30).

Un succès des Lorraines offrirait à la France sa première Ligue des champions féminine de handball, déjà remportée par Montpellier chez les hommes (2003 et 2018), et les autres sports de salle. Trois semaines après Dijon en Ligue européenne féminine (C2), et une semaine après les footballeurs du PSG dans cette même capitale hongroise.

Budapest ne réussissait pourtant pas ces dernières années à Metz, qui restait sur quatre échecs en demi-finales lors des six dernières éditions, avant de terrasser samedi le CSM Bucarest (32-27) pour s'offrir une première finale.

Mais les Messines ont effacé leurs échecs des saisons passées, ces quatre défaites aux portes de la finale depuis 2019, certaines cruelles, comme l'an passé contre les Danoises d'Odense (29-31 a.p.) alors qu'elles comptaient sept buts d'avance à un peu plus de vingt minutes de la fin.

"Arriver dans cette zone de journalistes (la zone mixte, NDLR) et ne pas pleurer, ça fait beaucoup de bien, parce que quatre fois d'affilée, c'est dur vraiment. Donc je suis contente, libérée aussi", a déclaré la capitaine Sarah Bouktit.

- "Un poids parti" -

La Messine Chloe Valentini tire au but lors de la demi-finale de Ligue des champions samedi contre le CSM Bucarest.

La Messine Chloe Valentini tire au but lors de la demi-finale de Ligue des champions samedi contre le CSM Bucarest.

Attila KISBENEDEK - AFP

"Il y a un certain poids qui est parti avec cette victoire-là, on va pouvoir jouer à fond nos chances demain. On est à une heure d'une Ligue des champions et il ne faut pas négliger ça", a-t-elle ajouté.

Bouktit (8 buts sur 8 tirs dont 5/5 sur pénalty) a encore été exemplaire samedi, comme la gardienne internationale suédoise Johanna Bundsen (17 arrêts sur 41 tirs).

La pivot de l'équipe de France tentera dimanche de partir en apothéose, avant de rejoindre la saison prochaine... Györ, ce géant hongrois qui fait régulièrement son marché d'été à Metz.

Avant Bouktit, il y a par exemple eu la Brésilienne Bruna De Paula et Hatadou Sako, la gardienne de l'équipe de France qui se réjouit de retrouver son ancien club dimanche.

"Ça fait plaisir. Ça veut dire que Metz est devenu top 2 européen. Ça fait longtemps qu'elles recherchent ces places-là. Je sais à quel point ce club a été frustré de ces troisième ou quatrième place au Final 4. Aujourd'hui, elles ont ce qu'elles méritent" a ainsi déclaré Sako.

- "Nous couper la tête" -

"Elles vont aussi essayer de nous couper la tête demain. On arrivera aussi avec les crocs: on n'a pas envie de laisser partir le trophée. Ça va être du beau handball" a ajouté la gardienne, qui a réalisé seulement deux arrêts (sur 10 tirs). Mais déterminants, en fin de partie après être entrée en jeu, pour permettre à Györ de renverser une partie mal embarquée.

La Brestoise Clarisse Mairot, ballon en main, tenue en échec par la défense de Gyor samedi en demi-finale de Ligue des champions.

La Brestoise Clarisse Mairot, ballon en main, tenue en échec par la défense de Gyor samedi en demi-finale de Ligue des champions.

Attila KISBENEDEK - AFP

Les Brestoises, qui retrouvaient le Final Four cinq ans après leur seule apparition (finale), peuvent avoir des regrets tant elles ont été admirables de courage face au grand favori hongrois.

D'autant plus quand, déjà privées de Pauletta Foppa (congé maternité), elles ont perdu leur autre pivot, Oriane Ondono, exclue définitivement dès la 22e minute pour avoir mis sa paume gauche dans le visage de Bruna De Paula, puis à 10 minutes de la fin la troisième pivot, Yvette Broch, qui a elle aussi reçu un carton rouge.

Elles ont au final manqué d'un peu de lucidité, manquant par exemple une balle pour mener de deux buts à deux minutes du terme. Les cinq dernières minutes, lors desquelles elles n'ont pas marqué, leur auront été fatales.

"Il y a la fatigue, et un peu de manque d'expérience aussi. J'ai calculé avant le match que Györ cumulait à peu près 2.600 sélections, nous 900" a déclaré l'entraîneure bretonne Raphaëlle Tervel.

Metz va tenter de contrecarrer la force de l'expérience du géant hongrois pour monter pour la première fois sur le toit de l'Europe.

AFP / Budapest (AFP) / © 2026 AFP

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