La Coupe du monde 2026 (11 juin - 19 juillet), organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, réunira les meilleures nations de la planète. Pourtant, comme à chaque édition, certains grands noms manqueront le rendez-vous. Entre sélections non qualifiées, blessures et choix des entraîneurs, plusieurs stars du football mondial n'auront pas la joie de fouler les pelouses américaines...
Gianluigi Donnarumma (Italie)
L'absence de l'Italie constitue l'une des grandes surprises des qualifications, et avec elle, celle de Gianluigi Donnarumma. À 27 ans, le gardien de Manchester City compte 81 sélections avec la Nazionale et pourtant aucune en Coupe du monde. Champion d'Europe en 2021, élu meilleur joueur du tournoi à seulement 27 ans, il reste malgré tout l'un des gardiens les plus performants de la planète.
Trent Alexander-Arnold (Angleterre)
Son absence est l’une des plus grandes surprises de la sélection anglaise. Malgré un statut de joueur cadre ces dernières années et avec 34 sélections avec les Three Lions, le latéral de Real Madrid n’a pas convaincu le sélectionneur Thomas Tuchel. L'ancien coach du PSG a privilégié des profils jugés plus adaptés à son système : Ezri Konsa, Djed Spence ou Reece James. Alexander-Arnold n’avait participé qu’à une seule rencontre sous l’ère Tuchel et n’avait plus été convoqué régulièrement depuis 2025. Cette saison, son temps de jeu a également été perturbé par plusieurs pépins physiques. Le technicien allemand a justifié ce choix par une « décision sportive », préférant miser sur des joueurs davantage intégrés à son projet.

Éder Militão (Brésil)
Le défenseur central du Real Madrid a subi une déchirure aux ischio-jambiers en avril. Une blessure nécessitant une intervention chirurgicale et l'empêchant d'aider la Seleçao à conquérir une sixième couronne mondiale. À 28 ans, celui qui compte 38 sélections avec le Brésil devait être l’un des piliers défensifs de la sélection coachée par Carlo Ancelotti. Son absence permet à Alexsandro Ribeiro (Lille), le capitaine du PSG, Marquinhos, ou Gabriel Magalhães (Arsenal) de prendre davantage de responsabilités dans l’axe de la défense brésilienne.
Harry Maguire (Angleterre)
Souvent décrié mais pilier défensif de la sélection anglaise lors des trois dernières compétitions internationales, Harry Maguire a cette fois été snobbé par Thomas Tuchel. Le défenseur de 33 ans, fort de 66 sélections et de 7 buts sous le maillot anglais, a été écarté malgré une saison plutôt convaincante avec Manchester United, bouclée à la troisième place de Premier League. « Choqué et anéanti », a réagi l'ex-capitaine des Anglais qui a vu sa place être récupérée par une nouvelle génération incarnée notamment par Jarell Quansah (Leverkusen), Marc Guéhi (Manchester City).
Dani Carvajal (Espagne)
À 34 ans, le capitaine du Real Madrid subit le choix fort du sélectionneur de Luis de la Fuente, de ne sélectionner aucun joueur espagnol du club madrilène. Même si sa saison a été longuement perturbée par les blessures (contraction musculaire, problème au genou, fracture d’un orteil) Dani Carvajal a manqué plus de 100 jours de compétition et n’a disputé que 886 minutes avec son club. Malgré son expérience et ses quelques 52 sélections avec la Roja et son rôle majeur dans le sacre de l’Espagne à l’Euro 2024, le sélectionneur a privilégié des joueurs jugés plus en forme physiquement. Son absence a ouvert la voie à une nouvelle génération de latéraux droits, avec Pedro Porro et Marcos Llorente comme principales options pour le Mondial nord-américain.
Eduardo Camavinga (France)
Son absence de la liste de Didier Deschamps a surpris une majorité du public français. Le milieu de terrain tricolore du Real Madrid, comptabilisant déjà 29 sélections avec les Bleus à seulement 23 ans, mais pourtant il n'a pas été retenu. La décision s’explique par une concurrence particulièrement dense au milieu de terrain avec des profils comme Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot ou encore Warren Zaïre-Emery, le sélectionneur a privilégié des joueurs jugés plus constants dans les rôles de sentinelle et de relance.
Cole Palmer (Angleterre)
C'est l'absence la plus notable de la liste de Thomas Tuchel, sélectionneur de l'Angleterre. Cole Palmer, maillon fort de Chelsea avait contribué à amener les Three Lions en finale de l'Euro 2024. Il s'était pourtant bien acclimaté l'été dernier lors de la Coupe du monde des clubs déjà disputée sur le sol américain. Il avait inscrit trois buts lors de la compétition, dont deux en finale face au Paris Saint-Germain (3-0).

Phil Foden (Angleterre)
L’absence de Phil Foden de la Coupe du monde 2026 est l’un des choix les plus marquants de la liste anglaise. À 26 ans, le milieu offensif de Manchester City n’a pas été retenu par Thomas Tuchel pour le tournoi nord-américain à cause de la hiérarchie actuelle dans le secteur offensif anglais, où Jude Bellingham et Bukayo Saka. Tandis que d’autres profils comme Morgan Rogers ont gagné du terrain dans la rotation. Foden, parfois utilisé à plusieurs postes (milieu offensif, ailier) sans s’imposer durablement dans un rôle fixe, a été pénalisé par cette polyvalence qui a joué contre lui.
Rodrygo (Brésil)
Il était destiné à occuper une place importante dans le jeu offensif brésilien mais l’ailier du Real Madrid a été fauché en pleine préparation par une rupture du ligament croisé du genou avec atteinte au ménisque. Survenue en mars dernier, cette blessure va empêcher le jeune brésilien de vivre sa deuxième Coupe du monde à seulement 25 ans. Son absence est d’autant plus lourde que Carlo Ancelotti doit composer avec un groupe fragilisé par les derniers résultats mitigés des Auriverde. Le Brésil n'a terminé qu'à la 5e place et dernière place qualificative en Amérique du Sud. Sur le plan sportif, cette absence profite notamment à Endrick, attaquant prêté par le Réal Madrid à l'Olympique Lyonnais lors de la deuxième partie de saison, qui vivra sa première Coupe du monde à 19 ans.

Khvicha Kvaratskhelia (Géorgie)
Il est sans doute l'un des meilleurs joueurs du monde actuellement, l’un des ailiers les plus explosifs et dribbleur de la planète. Pourtant il ne foulera pas les pelouses américaines, la faute à une sélection géorgienne stoppée en qualification, derrière la Turquie et l'Espagne. Une absence qui risque de coûter cher au double vainqueur de la Ligue des Champions avec le PSG dans la course au Ballon d'or 2026. Pour rappel, Kvaratskhelia a été le joueur le plus décisif de la saison européenne avec 10 buts et 6 passes décisives.
Robert Lewandowski (Pologne)
Légende de la sélection polonaise, Robert Lewandowski ne vivra pas, à 37 ans, d'ultime Coupe du monde. L’attaquant de la Pologne aux 166 sélections et 89 buts, n’a pas réussi à qualifier son équipe, battue en barrage des éliminatoires par la Suède lors d’un match décisif (3-2). Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection, qui quittera le FC Barcelone cet été, a annoncé "remettre en question l'avenir de sa carrière internationale" suite à cette non qualification.
