Au Porge, l'heure est encore à la sidération après ce terrible incendie. Alors que les habitants ne peuvent toujours pas tous regagner leur commune, un collectif de sinistrés s'est constitué afin de demander des explications sur le déroulement des événements.
"Nous voulons simplement comprendre"
"L'événement est quand même majeur sur la ville, ça crée une immense sidération. Autant de maisons brûlées, c'est inouï. Nous, on veut simplement comprendre", témoigne Yves Brugière, membre du collectif, au micro de Sud Radio
🔥⚖️ #Incendies : Le Porge s'organise en justice ! #GrandMatinWeekEnd
— Sud Radio (@SudRadio) August 1, 2026
🗣️ Yves Brugieregarde, sinistré du Porge : "On ne cherche pas de polémiques, on veut simplement comprendre ce qu'il s'est passé. On a la sensation que Le Porge a été abandonné au profit d'autres communes"… pic.twitter.com/sPQlDIVNX5
Selon lui, près de 200 habitations ont été détruites dans cette commune girondine, un bilan considérable pour une petite ville.
"Deux cents maisons pour une petite commune, c'est immense. Cela crée un bouleversement inimaginable. Il faut savoir ce qu'il s'est passé, pourquoi autant de maisons ont brûlé. Nous ne cherchons pas la polémique, nous voulons des réponses", insiste-t-il.
Un avocat déjà mandaté
Pour obtenir ces réponses, les habitants ont décidé de s'organiser. Un avocat accompagne désormais le collectif, même si la procédure n'en est qu'à ses débuts.
"Les gens se sont massivement inscrits dans ce collectif et des actions en justice vont être menées", indique Yves Brugière.
Les membres attendent toutefois de pouvoir retourner dans leur commune avant de définir précisément leur stratégie.
"Une des premières étapes sera de réunir physiquement l'ensemble des membres du collectif, de constater l'étendue des dégâts et de décider ensemble quelles actions nous voulons mener et contre qui", précise-t-il.
Des interrogations sur l'évacuation
Parmi les nombreuses questions soulevées par les habitants figure celle des conditions d'évacuation.
Plusieurs riverains estiment ne pas avoir été correctement informés du danger. Yves Brugière confirme que certains dysfonctionnements devront être éclaircis.
"Certains quartiers n'ont pas été alertés. C'est une réalité. Le système FR-Alert n'a pas fonctionné sur les téléphones. En ce qui nous concerne, les gendarmes sont passés à notre domicile vers 20 h 30 pour nous demander d'évacuer."
Le collectif souhaite désormais déterminer si ces difficultés ont eu une incidence sur la gestion de la catastrophe.
Faire toute la lumière sur la catastrophe
Les habitants assurent que leur démarche ne vise pas à désigner des responsables à tout prix, mais à comprendre les décisions prises pendant l'incendie.
Pour eux, seule une procédure permettra de reconstituer précisément le déroulement des faits et de répondre aux nombreuses interrogations laissées par cette catastrophe qui a profondément marqué la commune.
Vous pouvez retrouver son intervention intégrale en vidéo ici.