Manifester, oui, mais dans la propreté, s’il vous plaît ! Depuis la mi-septembre, la colère lycéenne prend de l’ampleur, les dégâts dans la rue, aussi. « Il faut que ça cesse ! », s’indigne Ludovic Franceschet, éboueur, au micro de Sud Radio.
Des sanctions bien souvent non appliquées
Vitrines brisées, poubelles renversées et incendiées… Dans le code pénal ? « Il y a quatre petites phrases à lire. Il ne prévoit que la destruction ou la dégradation du bien d'autrui par incendie, lorsque le moyen est de nature à créer un danger pour les personnes. C’est 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende maximum. » Problème ? « Est-ce que c'est pratiqué ? Je ne crois pas. »
🔴Le coup de gueule de Ludovic Franceschet, éboueur 😡"Il est temps que les casseurs payent ! Ce monde-là ne me convient plus, j'en ai marre, j'ai envie de partir !" #BlocusLycées 📻 https://t.co/LIMgdJS9Le https://t.co/s3RCSoTkjd
— Sud Radio (@SudRadio) October 7, 2026
"Si on attrape des mineurs, les parents doivent payer"
Celui qui raconte son quotidien sur les réseaux sociaux, vit ces destructions comme la goutte de trop. Le travailleur espère une loi où les casseurs, majeurs ou non devront payer leurs incivilités. « Si on attrape des mineurs, les parents doivent payer bien évidemment, mais moi ça ne me choque pas du tout. L'éducation, elle est où ? Ça fait plus de 40 ans que ça dure, cette histoire. »
"Marre de payer des feux rouges alors que je n'ai rien cassé"
Comme l’ensemble des éboueurs, Ludovic en a« marre de payer des feux rouges alors que je n'ai rien cassé. » Écœuré, il pense à démissionner pour un travail moins « ingrat ».
L’éboueur est clair, il soutient la cause étudiante « parce qu'il faut qu'ils revendiquent ce qui se passe dans leur lieu d'éducation. Il y a les rats, les murs et les plafonds qui tombent... Donc je suis tout cœur avec eux. » Son soutien n’a qu’une condition : le respect des forces de l’ordre, des professions sanitaires et des éboueurs.