Le phénomène est devenu un classique de la rentrée. Selon Santé publique France, les suspicions de Covid 19 recensées par SOS Médecins ont bondi de 76 % par rapport à la semaine du 7 au 13 septembre. Aux urgences, les passages pour Covid ont augmenté de 67 % chez les adultes et de 16 % chez les enfants entre le 14 et le 20 septembre. À noter néanmoins que ces niveaux restent inférieurs à ceux de 2025 et de 2024 à la même période. Le taux d'incidence est aujourd'hui estimé à environ 4 cas pour 100 000 habitants en métropole.
Covid 19 : un « phénomène de rentrée »
Pour l'épidémiologiste Martin Blachier, interrogé par Sud Radio, c'est un « phénomène de rentrée » : des variants reviennent des pays du sud, alors que l'immunité collective décline. Si la protection contre les formes graves tient, celle contre les simples infections ORL ne tient que quelques mois. Le virus doit donc recirculer pour que la population se ré-immunise, d'où des vagues alternées. Mais l’expert écarte tout scénario de confinement : ce qui menace les hôpitaux cet hiver, selon lui, c'est la grippe, la bronchiolite et le pneumocoque.
Aucune restriction, mais un calendrier vaccinal remis en question
D’ailleurs, aucune mesure restrictive n'est prévue. Le gouvernement mise sur la vaccination. La campagne conjointe Covid-grippe doit démarrer le 13 octobre, en priorité pour les plus de 65 ans et les personnes à risque. Selon franceinfo, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a demandé aux médecins qui conseillent le gouvernement d'examiner l'idée de l'avancer.
En cause, un pic de cas observé en septembre depuis trois ans, et une couverture insuffisante des plus fragiles. Seuls 5 % à 10 % des plus de 80 ans et des résidents d'Ehpad se font vacciner lors de la campagne de printemps qui leur est réservée, et ne sont donc pas protégés à la rentrée.
Seringues et aiguilles : l'inquiétude des pharmaciens
Seulement, à quelques jours du lancement, la direction générale de la santé reconnaît, dans un courrier aux syndicats de pharmaciens, des difficultés d'approvisionnement sur « certaines références spécifiques » de seringues et d'aiguilles. Elle les attribue à une concentration des commandes sur une courte période et à des ajustements logistiques de début de campagne.
De plus, le vaccin contre le Covid se présente en flacon de six doses, alors que les autres sont en seringues préremplies. Jusqu'ici, les pharmaciens commandaient les seringues avec les doses sur le site de Santé publique France. « On se retrouve avec un vaccin sur les bras et pas de possibilité d'injecter », explique Fabrice Camaioni, président de la FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France).