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Coupe du monde : l'équipe de France doit-elle terminer 2e de son groupe ?

DEBAT SUD RADIO - À la veille du dernier match de poules des Bleus face à la Norvège, la France doit-elle lever le pied pour terminer 2e et s'offrir un tableau plus clément ? La question est ouverte et divise "Les Tontons du Mondial".

À l'approche du dernier match de poules des Bleus, une question agite les supporters : vaut-il mieux terminer 2e afin d'hériter d'un tableau jugé plus favorable ? Ou ne rien lâcher et jouer jusqu'au bout à fond ? Si certains fans se prennent à faire des calculs, les "Les Tontons du Mondial" sur l'antenne de Sud Radio estiment eux qu'un tel raisonnement n'a pas sa place dans une sélection qui vise le titre.

Sur le papier, terminer 2es peut sembler un peu plus séduisant : le parcours théorique passerait alors par la Côte d'Ivoire, le Brésil, puis l'Angleterre ou le Portugal avant une éventuelle demi-finale contre l'Argentine.

En terminant 1ers, les Bleus pourraient notamment croiser la Suède, puis l'Allemagne, avant de retrouver les Pays-Bas ou l'Espagne dans le dernier carré.

“Si tu veux être champion du monde, il faut battre tout le monde”

De quoi alimenter les discussions entre supporters. Mais pour Emmanuel Galasso, ce calcul ne résiste pas longtemps à la réalité du terrain. "Si on est dans FIFA sur la Play, je suis d'accord : il vaut mieux terminer deuxième. Maintenant, il faut être dans le réel aussi. Je n'imagine pas une seule seconde l'équipe de France ou le staff se dire : 'On va lever le pied pour finir deuxièmes'. Ce sont des compétiteurs, ils veulent gagner chaque match."

Le journaliste reconnaît que le tirage peut sembler plus avantageux sur le papier, mais rappelle que l'objectif reste inchangé : "Si tu veux être champion du monde, il faut battre tout le monde. Alors oui, si tu peux en éviter certains jusqu'à la fin, tant mieux, mais je ne vois absolument pas ce calcul influencer ce qui se passera sur le terrain."

"On ne mange pas de ce pain-là en équipe de France !"

Même fermeté du côté de l'ancien attaché de presse des Bleus, François Manardo, qui balaie immédiatement l'hypothèse :"Ça n'existe pas. On ne mange pas de ce pain-là en équipe de France."

Pour lui, seuls les supporters peuvent se permettre de réfléchir de cette manièra au tableau final. "Entre supporters, autour d'une bière, on peut toujours s'amuser à regarder les affiches et imaginer le meilleur parcours. Mais dans un vestiaire professionnel, personne ne prépare un match en espérant le perdre pour obtenir un meilleur tirage."

Des questions logistiques à prendre en compte

Le journaliste Nicolas Vilas rappelle également qu'il est bien trop tôt pour tirer des conclusions sur les adversaires potentiels : "Le problème, c'est qu'on ne sait pas encore qui on va jouer. Le tableau est encore mouvant et, avec le système des meilleurs troisièmes, il existe énormément de scénarios. Au fond, il y a tellement d'inconnues que le plus logique reste de terminer premier."

Au-delà de l'aspect sportif, finir en tête de son groupe présente d'autres avantages. "Il y a aussi toute la question de la logistique. Tu restes sur la côte Est, les déplacements sont plus simples et il y a également des enjeux financiers, même si cela reste marginal par rapport aux primes versées pour chaque tour franchi" explique le journaliste sportif.

Et au jeu des pronostics ?

Même s'ils rejettent l'idée de calculer volontairement une 2e place, les consultants ont fini par comparer les deux parcours possibles. Face au choix entre la Suède et la Côte d'Ivoire en seizièmes, Emmanuel Galasso et Nicolas Vilas préfèrent affronter les Éléphants, tandis que François Manardo estime que les Scandinaves représentent un adversaire plus abordable.

En huitièmes de finale, les trois consultants choisissent sans hésiter le Brésil plutôt que l'Allemagne, qu'ils considèrent aujourd'hui plus redoutable. "Le Brésil, j'ai du mal à le reconnaître", glisse même François Manardo, tandis que l'Allemagne lui semble plus solide collectivement.

Le parfum de la revanche

En quarts, les Pays-Bas apparaissent comme un adversaire plus abordable que le vainqueur d'un éventuel Angleterre-Portugal. Enfin, en demi-finale, Emmanuel Galasso préfère éviter une équipe en particulier : "L'Espagne est peut-être meilleure sur le papier, mais les Argentins ont cette capacité à nous faire déjouer. Et puis il y a tout le côté émotionnel, la revanche... Ce genre de contexte ne nous réussit pas forcément."

Retrouvez "Les Tontons du Mondial" chaque soir de 20h à 21h sur Sud Radio. Analyses, débats, invités et toute l'actualité de la Coupe du monde sont à retrouver en direct et en replay.

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