Froome blanchi par l'UCI : "Une bonne décision" pour Vincent Lavenu

Tour de France : Chris Froome en jaune sur les Champs-Élysées
©Lionel Bonaventure - AFP

Vincent Lavenu (Directeur sportif du Team AG2R la Mondiale) était ce lundi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

Blanchi par l'UCI (Union cycliste internationale), en dépit d'un contrôle antidopage positif sur la Vuelta 2017, Chris Froome pourra bien prendre le départ du 105ᵉ Tour de France, ce samedi sur l'île de Noirmoutier (Vendée), au grand dam des organisateurs qui avaient signifié, la veille, leur volonté de ne pas accepter le coureur britannique sur la course. Cette décision, Vincent Lavenu (Directeur sportif du Team AG2R la Mondiale) la juge "bonne", considérant qu'il était devenu primordial de trancher dans ce dossier, tant la polémique empoisonnait le milieu.

"Il était temps qu'une décision soit prise !"

Joint par téléphone, l'intéressé se montre soulagé et veut désormais se concentrer sur le sportif. "Il était temps qu'une décision soit prise ! Ça a le mérite de mettre les choses au clair et peut-être que cela permettra, petit à petit, d'arriver à faire tomber cette polémique qui dure depuis 9 mois et pollue notre environnement", affirme l'ancien coureur, professionnel de 1983 à 1991. "Le problème, c'est que l'on n'a pas tous les éléments en main. On entend beaucoup de choses, on a vu beaucoup de choses. Maintenant, je pense qu'il y a des spécialistes et le juridique de l'UCI qui se sont penchés sur le problème longuement. Il y a des aspects médicaux que je ne connais pas. Ce que je remarque simplement, c'est que c'était un dossier épineux et qu'il a fallu du temps à l'UCI pour prendre la décision", considère-t-il. "Je pense que c'est la bonne décision, il y a eu beaucoup d'énergie dépensée pour y arriver. Ce qui est bien, c'est que cela intervient avant le Tour de France pour que ça puisse clore cette affaire et que l'on puisse repartir sur ce qui nous intéresse, c'est-à-dire le sport. L'équipe AG2R souhaite désormais que l'on parle de sport et que l'on en découse sur le terrain", poursuit celui dont le poulain Romain Bardet sera l'un des principaux rivaux de Chris Froome, sur la "Grande boucle".

"Ce que je souhaite, c'est que l'on apaise maintenant ces tensions qui sont un petit peu récurrentes dans le vélo dès qu'il y a une affaire. On exacerbe toujours un peu les problèmes. Maintenant, une décision a été prise, l'UCI a vraiment fait le point sur cette affaire et je souhaite qu'il n'y ait pas de trace d'amertume et de tensions sur le terrain", insiste-t-il encore.

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