À Marseille, le match de football contre Salzbourg enflamme le marché noir

Reportage Sud Radio. La demi-finale d’Europa League opposant l’Olympique de Marseille aux Autrichiens de Salzbourg ce jeudi se jouera clairement dans un stade Vélodrome archi-plein. La forte demande de billets pour cette affiche engendre même une flambée des prix sur le marché noir.

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C’est ce qu’on appelle le prix à payer. S’ils ont vibré au tour précédent en voyant leurs joueurs renverser une situation bien mal engagée face au RB Leipzig, les supporters de l’Olympique de Marseille se doutaient bien qu’il leur serait difficile d’obtenir des places pour cette demi-finale d’Europa League, la petite sœur de la prestigieuse Ligue des Champions, contre Salzbourg. Alors que l’OM a tiré le gros lot en évitant les deux cadors Arsenal et l’Atlético Madrid, qui s’affronteront dans la seconde demi-finale, le marché noir bat son plein pour la revente de places, sur Internet ou dans la rue avec les vendeurs à la sauvette, avec des prix parfois multipliés par cinq.

Si 200 000 personnes ont voulu acheter des billets en ligne, soit près de trois fois la capacité du stade Vélodrome, Boudjellal se réjouit, lui, de faire partie des heureux gagnants. "J’ai demandé à des collègues qui ont l’habitude d’acheter des places sur Internet. À peu près 60-70 euros. Pour une demi-finale d’Europa League, ça va… C’est un peu compliqué, des gens achètent six ou sept places et viennent le jour du match pour vendre sur le marché noir", déclare-t-il à Sud Radio.

De son côté, un supporter venu depuis la Lorraine avec son fils cherche toujours désespérément deux places. "J’ai cherché un peu sur tous les sites, j’ai cherché devant le stade, mais elles sont très chères et on n’a pas trop les moyens pour en acheter (entre 100 et 200 euros). Il y a des gens qui font du business, ça c’est clair ! C’est énorme, mais c’est un peu normal aussi, c’est la demi-finale… On vient de Nancy pour voir le match, c’est notre équipe et on la soutient depuis toujours. Si on ne peut pas le voir, il n’y aura plus que la télévision", regrette-t-il.

Un reportage de Lionel Maillet