Sans inspiration, le Paris SG a été dominé par un Monaco appliqué à Louis-II (1-0) samedi lors de la 14e journée de Ligue 1, et risque d'être dépassé par Marseille et Lens en tête du classement.
Le PSG, qui enregistre sa deuxième défaite en championnat - après le revers à Marseille (1-0) - totalise 30 points. Une victoire de l'OM contre Toulouse plus tard dans la soirée (21h05) ou de Lens dimanche contre Angers (17h15) entraînerait la perte du trône. "Le plus mauvais match de notre saison", a cinglé l'entraîneur Luis Enrique.
L'opération est belle en revanche pour Monaco, en recherche de résultats sous l'ère Sébastien Pocognoli, et qui avec 23 points remonte provisoirement à la sixième place, tout en donnant à nouveau quelques minutes de jeu à Paul Pogba, acclamé pour sa première à domicile.
Tant Paris que Monaco avaient joué mercredi en Ligue des champions et cela s'est ressenti samedi à Louis-II. Non pas que les deux équipes aient manqué d'envie ou d'engagement, mais quelque chose a cloché sur le plan des idées et de leur exécution, surtout côté parisien.
Le PSG a pourtant aligné son trio magique au milieu, avec un Vitinha lancé par son triplé contre Tottenham (5-3) mercredi. Mais comme un symbole, les frappes lointaines qui avaient si bien réussi au Portugais au Parc des Princes ont toutes été contrées samedi.
L'attaquant japonais de Monaco Takumi Minamino (à gauche) lors du match de Ligue 1 contre le PSG le 29 novembre 2025 au Stade Louis II de MOnaco
Valery HACHE - AFP
Le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia a aussi vu ses tentatives contenues, et il a oublié l'entrant Ousmane Dembélé (encore sur le banc au coup d'envoi et discret après son entrée) sur un débordement intéressant (76e). Quant à Fabian Ruiz, il a été anormalement imprécis (frappes non cadrées aux 20e et 74e minute), offrant même un ballon très dangereux aux Monégasques (28e).
- Chevalier s'est fait peur -
D'habitude, une soufflante à la mi-temps de l'entraîneur Luis Enrique suffit à remettre les siens à l'endroit, mais Monaco a continué à marquer son territoire. Car ce sont bien les locaux qui ont dominé la rencontre, se créant la majorité des grosses occasions. L'exclusion de Thilo Kehrer pour une faute en tant que dernier défenseur (80e) n'a pas fondamentalement changé la physionomie du match.
Monaco a bien connu quelques ratés comme une passe de décalage trop appuyée de Maghnes Akliouche sur une contre-attaque intéressante, qui a provoqué la déception sonore du public (53e).
C'est sur un ballon dans le dos des défenseurs parisiens que les Monégasques ont fini par faire mouche, récompensant leur domination. Aleksandr Golovin, lancé par Mohammed Salisu, a soigné son centre pour Takumi Minamino, qui a trouvé le petit filet de Chevalier sur sa reprise (69e), pour décrocher un avantage finalement décisif.
Auparavant les Rouge et blanc, portés par un Akliouche déterminé, ont été solides défensivement, et ont pilonné les six mètres de Lucas Chevalier de ballons aériens. Mais ni Takumi Minamino (28e) ni Thilo Kherer, contre son ancien club, n'avaient alors réussi à tromper le portier parisien, solide en dépit d'un début de saison compliqué.
L'arbitre Clément Turpin sanctionne d'un carton jaune le milieu de Monaco Lamine Camara (2e en partant de la droite) pour une faute sur le gardien parisen Lucas Chevalier (au sol), le 29 novembre 2025 à Monaco
Valery HACHE - AFP
Le gardien du PSG a surtout été accroché violemment à la cheville par un tacle de Lamine Camara (10e), et à terre pendant plusieurs minutes. Alors que Matvey Safonov avait commencé à s'échauffer, Chevalier a finalement pu reprendre sa place.
Il a ensuite expliqué au micro de Bein s'être fait peur: "Je pense que ma carrière aurait pu prendre un tournant, j'ai eu beaucoup de chance". "Je crois qu'il y a des gestes qu'on doit éviter parfois", a-t-il ajouté.
Lucas Chevalier est sorti du vestiaire en boitant légèrement, la mine sombre, sans s'exprimer davantage auprès de la presse.
Par Baptiste BECQUART / Monaco (AFP) / © 2025 AFP