Piégé dans le temps additionnel sur une touche longue, l'OM n'a pu prendre qu'un seul point samedi soir face à Toulouse (2-2) et a ainsi laissé échapper la place de leader qui lui tendait les bras après la défaite du Paris SG à Monaco.
Jusqu'aux derniers instants, on a cru que, comme mardi en Ligue des Champions face à Newcastle, les Marseillais allaient quitter le Vélodrome en renversant une situation mal embarquée et avec un succès.
Oui mais voilà, l'improbable est arrivé avec cette longue touche de Mark McKenzie, directement reprise de la tête par Santiago Hidalgo, le jeune avant-centre argentin du TFC pour le but de l'égalisation (2-2, 90+2).
Une passe décisive de la main, ou des mains, en l’occurrence, on ne voit pas ça tous les jours et de nombreux joueurs et membres du staff marseillais se sont pris la tête... à deux mains après ce but étonnant, évitable et pas sans conséquence.
Car avant l'égalisation toulousaine, l'OM était virtuellement leader du championnat, à la faveur de la défaite parisienne à Monaco (1-1) plus tôt dans la journée.
Mais au bout du compte, l'équipe de Roberto De Zerbi reste deuxième à un point de l'équipe de la capitale et c'est peut-être Lens qui s'installera sur la première marche du podium en cas de succès à Angers dimanche.
Avant les péripéties de la fin de match, l'OM avait été successivement trop passif avant la pause et beaucoup plus séduisant ensuite.
Rythmé et intense, le début de match avait de son côté été prometteur, même si les équipes se neutralisaient et qu'aucune ne parvenait à se créer d'occasion.
- Paixao réveille le Vélodrome -
Mason Greenwood (gauche) et Dayann Methalie à Marseille le 29 novembre 2025
Alex MARTIN - AFP
Mais la première a été la bonne pour Toulouse, avec une belle action individuelle du costaud Emersonn, qui résistait à Emerson Palmieri et à Nayef Aguerd (deux fois) pour tromper Geronimo Rulli (1-0, 14e).
Le retour du défenseur marocain avait été accueilli avec beaucoup de soulagement vendredi par De Zerbi mais, sur le coup, Aguerd n'a pas paru particulièrement souverain.
Le problème pour l'OM, c'est que ce but a simplifié la vie des Toulousains, qui se sont regroupés et ont ensuite facilement repoussé les tentatives adverses, lisibles et affreusement lentes.
Dans leur maillot or du soir, les Marseillais n'ont ainsi eu que deux semblants d'occasion, avec une frappe de Timothy Weah très loin du cadre (30e) et une reprise de Pierre-Emerick Aubameyang repoussée sur sa ligne par Charlie Cresswell dans le temps additionnel.
Face à Newcastle mardi, l'OM s'était simplifié la tâche en égalisant dès le retour des vestiaires. Mais il a fallu cette fois attendre et Toulouse aurait pu enfoncer le clou par deux fois, sur un contre mal joué (60e) et sur un très joli ballon piqué d'Aron Donnum sur la barre de Rulli (65e).
L'OM, lui, a touché le poteau sur une frappe de Pierre-Emile Hojbjerg déviée par Nicolaisen (52e) et a poussé par Bilal Nadir (59e et 60e) ou Mason Greenwood (63e). Mais les choix n'étaient pas bons, les gestes n'étaient pas justes et Toulouse était solide et efficace, aussi.
Guillaume Restes à Marseille le 29 novembre 2025
Alex MARTIN - AFP
Mais à la 66e minute, l'OM a enfin réussi tout ce qu'il avait raté pendant une heure avec trois gestes parfaits: l'ouverture de Nadir dans le dos de Djibril Sidibé, l'appel croisé d'Igor Paixao et la finition du Brésilien (1-1, 66e). Et dix minutes plus tard, Hojbjerg a mis l'OM devant de la tête sur un impeccable long centre d'Aubameyang (2-1, 74e).
Ensuite Marseille a géré et semblait capable de résister jusqu'au bout. Mais l'OM a donc cédé de la plus inattendue des manières et la place de leader attendra.
Par Stanislas TOUCHOT / Marseille (AFP) / © 2025 AFP