Une mise en place d'un pass sanitaire ? "Si je le fais c'est très bien mais il faut que tout le monde y adhère et c'est loin d'être le cas"

Jean Castex pourrait en dire plus sur l’idée du "pass sanitaire" lancée par Emmanuel Macron. L’exécutif sait qu’il s’engage sur un sujet très sensible qui touche aux libertés fondamentales et à la protection des données de santé. Ce "pass sanitaire" soulève déjà beaucoup de questions et divise.

Reportage de Grace Leplat

 

Jean Castex pourrait en dire plus sur l’idée du "pass sanitaire" lancée par Emmanuel Macron. L’exécutif sait qu’il s’engage sur un sujet très sensible qui touche aux libertés fondamentales et à la protection des données de santé. Ce "pass sanitaire" soulève déjà beaucoup de questions et divise.

Etre vacciné ou testé négatif pour accéder aux lieux culturels, aux restaurants ou aux bars, ça ne plait pas vraiment à Laurène. "Ce qui m'inquiète, c'est la rupture d'égalité entre les personnes qui auront ce fameux pass et ceux qui ne l'auront pas. Ça veut dire que certaines personnes pourront faire certaines activités et d'autres pas".

"Est-ce qu'on a vraiment envie de partager toutes nos données avec le gouvernement ?"

Le pass sanitaire réduirait selon elle nos libertés fondamentales, et menacerait aussi nos données. "C'est un peu la même question que ce qu'il se passait avec l'application anti-Covid : Est-ce qu'on a vraiment envie de partager toutes nos données avec le gouvernement ?".

Un QR Code devrait être mis en place, il permettrait de récolter des informations pour faciliter le traçage des cas contacts. Savoir par exemple qui était au restaurant au même moment que ce monsieur testé positif et alerter pour que tous se fassent tester. Camille ne croit pas en l’efficacité d’un tel système. "C'est une fausse solution. Ça me pose pas de soucis mais je ne pense pas que ce soit le cas d'une majorité de la population. Si je le fais c'est très bien mais il faut que tout le monde y adhère et c'est loin d'être le cas".

"Si je peux retrouver une vie comme avant ils peuvent faire ce qu'ils veulent avec mes données"

Mais selon Stephanie, c’est hypocrite de craindre pour ses données si on a un téléphone et qu’on est sur les réseaux sociaux. "Si je peux retrouver une vie comme avant et avoir enfin une jeunesse normale, ils peuvent faire ce qu'ils veulent avec mes données".

Elle ne fait pas partie 13 millions de Français qui ont téléchargé l’appli TousAntiCovid, mais pour retrouver une vie normale, elle est prête à le faire.

Grace Leplat (avec Maxime Trouleau)