Un drôle de 14 juillet - La peur d'une deuxième vague et les dispositifs en place

Coronavirus oblige, et malgré la levée de l'état d'urgence sanitaire, la fête nationale aura une saveur étrange, à Paris comme dans toutes les villes et villages de France. Des feux d'artifice risquent d'être annulés mais les maires redoublent d'inventivité pour que les hommages soient rendus.

Cette année, il faudra observer dans les airs plutôt que sur les Champs pour voir les soldats défiler. (Photo Bertrand Guay / AFP)

Un reportage de Clément Bargain pour Sud Radio.

 

Le 14 juillet prendra de drôles d'airs ce mardi, sans public. Pas de défilé donc dans les rues de Paris, seulement la Patrouille de France qui sillonnera le ciel, ni de bal des pompiers, et  un feu d'artifice sans spectateurs rassemblés sur le champ de Mars ou sur le parvis du Trocadéro.

Au cœur du Périgord, le maire de Sarlat, Jean-Jacques de Peretti, joue les débrouillards pour dynamiser la fête sans pour autant prendre de risques.

"On a bien sûr un 14 juillet minimaliste avec un dépôt de gerbes au monument aux morts à 11 heures, avec un minimum de personnes et de porte-drapeaux respectant les règles de distanciation physique. Le port du masque, aussi."

Malgré le contexte sanitaire, le maire souhaite marquer le coup. Pas de grande fête, mais seulement des petits rassemblements dans la commune...

"On a distribué des guirlandes tricolores aux bars et tabacs. Les établissements ouverts le soir pourront mettre de la musique, mais à l'intérieur de leur établissement. Mais les personnes resteront assises avec distanciation."

 

"C'est exactement le genre d'événement qui peut exacerber l'épidémie"

Le chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, Eric Caumes, alerte sur le risque de deuxième vague, qui pourrait frapper avant l'hiver.

"Malheureusement, le virus recommence à circuler, probablement de manière plus importante. Même à l'extérieur, c'est exactement le genre d’événement qui peut exacerber l'épidémie".