Une enquête est ouverte, actuellement menée par la police judiciaire de Nîmes, après la découverte du détenu décédé par des surveillants lors d'une ronde tôt samedi.
La sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance spécialisée a également été saisie, selon ces sources.
Âgés de 22 et 24 ans, ses deux co-détenus ont été placés en garde à vue après la découverte d'ecchymoses sur l'ensemble du corps de la victime et d'un traumatisme au niveau de la bouche. Une autopsie doit avoir lieu en début de semaine prochaine.
Sollicité, le parquet s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat.
La victime était incarcérée à la maison d'arrêt de Nîmes depuis janvier pour une courte peine de moins d'un an.
Le plus âgé de ses co-détenus placés en garde à vue est un "profil connu des surveillants", incarcéré à Nîmes depuis 2020 pour des faits criminels, condamné à une peine longue de plus de 10 ans. Il est à l’origine d'une quarantaine d'incidents depuis 2023, dont quatre particulièrement violents, a-t-on appris de source pénitentiaire.
"A la maison d'arrêt de Nîmes, le taux d'occupation dépasse 250% et entraîne ce genre de dérives, de violences au sein des cellules", a dénoncé de son côté Mathilde Carrillo, secrétaire locale pour l'UFAP-Unsa Justice. "Les surveillants pénitentiaires ayant découvert la victime lors de leur ronde matinale sont choqués psychologiquement", a-t-elle ajouté, saluant leur "courage" après qu'il ont "tenté de le ranimer par un massage cardiaque".
AFP / Montpellier (France) (AFP) / © 2026 AFP