Un an des Gilets jaunes : "On savait que c'était un mouvement pour durer"

Les « gilets jaunes » fêteront ce weekend les un an de leur mouvement.
Différentes mobilisations sont prévues un peu partout dans le pays et notamment dans la capitale. Si la mobilisation a connu un certain regain par période, globalement elle s'est toujours affaiblie... Mais certains tiennent depuis un an... Cyprien Pézeril est allé à leur rencontre à Mouy-sur -Seine, à une centaine de kilomètres à l'est de Paris.

Photo de Cyprien Pézeril

Un an au rond-point de Mouy-sur-Seine :

 

 

Une cabane en bois, un branchement au réseau d'électricité,  des photos aux murs... depuis un an qu'ils sont sur ce terrain privé, ces gilets jaunes ont eu le temps de bien s'installer

"Il y a un deux frigos, la cafetière, une table des chaises, des gamelles, des assiettes... On a même les toilettes à notre disposition"

Depuis le 17 novembre 2018, ils sont une quinzaine de gilets jaunes - des Gaulois comme ils s'appellent entre eux-  à se réunir tous les jours -excepté le dimanche. Dans la bonne humeur. Des retraités, des personnes sans emploi, des travailleurs précaires...

Sylviane, sans revenu. hébergée chez son fils depuis 6 ans.

"Il y a des fois je me dis pourquoi je me bats ?"

Même épuisés, Guillaume et Virginie ont bien l'intention de tenir encore un an s'il le faut.

"On savait depuis le début du mouvement que c'était un mouvement pour durer"

Ce weekend, ces gilets jaunes espèrent être aussi nombreux qu'au premier jour. Dans une commune de 350 habitants, ils étaient plus de 1000 à s'être rassemblés.

 

Un an après, les Gilets jaunes à nouveau sur les Champs-Elysées :

 

 

Les Gilets Jaunes seront dans la rue dès demain - samedi 16 novembre. Plusieurs appels aux rassemblement sont lancés, et notamment aux abords des Champs Elysées... Comme à l'approche de chaque samedi, les commerçants, comme Anaïs se préparent au pire... (elle travaille dans une boutique de prêt à porter)

"On est inquiets pour le business (...) Sur l'année dernière on peut voir  des journées on a fait 430 euros contre un 12 000 euros habituellement"

 

 

Christophe, lui, travaille chez Pïzza Pino :

"On aura des agents de sécurité. On peut pas se permettre financièrement que ça continue"