Toulouse se souvient des victimes de Mohammed Merah

Journée du souvenir ce mardi à Toulouse en présence du ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner assiste aux deux cérémonies en mémoire des sept victimes de Mohammed Merah. C'était il y a sept ans : l’homme au "scooter" entrait dans l'école juive Ozar Hatora et abattait froidement un professeur et trois enfants. Quelques jours avant, il avait déjà tué à Montauban et Toulouse trois militaires et grièvement blessé un autre. A Toulouse, la communauté juive est encore traumatisée, d’autant plus que le climat en France ravive les craintes.

Reportage Sud Radio de Christine Bouillot

Les années passent et les Toulousains n'oublieront jamais cette matinée du 19 mars 2012. Franck Touboul connait mieux que personne cette école, c'est son propre père qui l'a fondée. Le directeur et sa femme sont toujours en poste, là où leur fillette Myriam a été exécutée par Merah. Années après années, cette commémoration est toujours une souffrance. Mais depuis quelques mois, le climat a changé en France, ce qui inquiète Franck Touboul, également président du Crif Midi: 

"Ils arrivent dans un climat dégueulasse dans notre pays. Les Juifs sont un élément du thermomètre, mais ils ne sont pas le seul: si on laisse ces énergies sombres gagner du terrain, que ça soit sur l'antisémitisme, mais aussi contre les valeurs de la République, contre les femmes, contre les homosexuels, contre les minorités visibles, alors on va vers la catastrophe. Donc cette commémoration est aussi un point de rendez-vous où l'on cherche, modestement, à réfléchir, à se souvenir pour aller mieux".

Une autre commémoration avait lieu en centre-ville en fin de matinée. Prochaine épreuve pour les familles lundi prochain, avec le procès en appel à Paris d'Abdelkader Merah, le frère du terroriste.