Tempête Ciara : le coup de gueule des sauveteurs en mer contre les "inconscients"

Bernard Barron, président de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Calais, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 10 février. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Les vagues se brisent sur la jetée de Plobannalec-Lesconil à l'ouest de la France alors que la tempête Ciara traverse le nord de l'Europe le 9 février. Fred TANNEAU - AFP

Sur la côte, au niveau du cap Gris-Nez, des rafales ont atteint les 152 km/h. Alors que la tempête Ciara s’abat sur la France, les sauveteurs en mer bénévoles sont encore mis à contribution.

 

Un avis de grand frais attendu

À Calais, ont-ils dû intervenir ? "En ce qui nous concerne, sur Calais, non, nous n’avons pas eu à sortir dans la durée de dimanche, précise Bernard Barron, président de la SNSM de Calais. Nous avons juste eu une fausse alerte pour un homme à la mer à 5 heures, mais nous sommes restés à quai".

Mais le pire n’est peut-être pas encore passé. "Ça souffle encore sur toute la façade littorale. Les vents n’ont pas molli. Au cours de la nuit, un certain mollissement a permis aux car-ferries de reprendre leur service. Mais on attend un avis de grand frais qui va nous tomber dessus dans les heures à venir. On tient à renouveler nos messages de prévention et de prudence aux usagers de la mer. Cela éviterait des drames".

Les sauveteurs ne sont pas des supermen

Malgré les éléments déchaînés, curieux et sportifs inconscients ne tiennent pas compte des appels à la prudence. "Notre littoral du nord est très prisé des amateurs de glisse. En dépit des nombreux communiqués diffusés, pour mettre en garde les éventuels curieux et les sportifs un peu intrépides, on a observé plusieurs inconscients, malgré des vagues énormes et des vents dépassant les 130 km/h. Ceux qui sont sortis en mer nous ont mis sur le qui vive toute la journée".

Les sauveteurs en mer ont toujours en tête la mort de trois d’entre eux en Vendée, l’été dernier. "Nous, sauveteurs bénévoles, nous prenons la mer pour sauver des gens, mais nous ne sommes pas des supermen", rappelle Bernard Barron. D’où notre coup de gueule d’hier. J’ai diffusé un communiqué pour dire que nous en avions un peu marre d'être confrontés à ces actes d’imprudence qui mettent en danger leur propre vie et celle de tous les marins. Hier, nous avons eu des équipages de car-ferry qui ont dû rester à la cape en pleine mer. On pense à ces marins qui se sont fait bousculer toute la journée et auraient été mis à contribution pour rechercher un éventuel disparu".

Cliquez ici pour écouter “le coup de fil du matin”

Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
Sur quelle fréquence écouter Sud Radio ? Cliquez-ici !