Salles de sport : "Ouvrir l'été, ce n'est pas la bonne solution !"

Pour les salles de sport, les gymnases et les piscines, il faudra encore attendre un mois, puisque leur réouverture est prévue le 9 juin. Les patrons des clubs de fitness sont loin de crier victoire, à la fois soulagés de reprendre le travail, mais aussi inquiets par ce qui les attend...

Il faudra attendre le 9 juin pour la réouverture des salles de sport. © AFP

Reportage de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

"Ouvrir l'été, ce n'est pas la bonne solution !"

Morgane avait hâte de rependre le travail, mais le 9 juin est loin d’être la meilleure période quand on est coach sportif : "ça complique un peu plus les choses parce que l'été n'est pas vraiment la fréquentation maximale de la salle, explique-t-elle. On risque d'ouvrir un peu à blanc... redoute-t-elle. Si on n'est pas en capacité maximale, ça va vraiment poser problème au niveau des rentrées d'argent. On a un peu reconstitué de la trésorerie grâce aux aides qu'on a accumulées pendant ces derniers mois mais on a quand même dû payer des charges. On se débrouille comme on peut mais ouvrir l'été, ce n'est pas la bonne solution !"

C'est le bout du tunnel pour Mireille Kalfon, également coach sportif à Marseille, mais après 8 mois de fermeture, il y a aussi des inquiétudes. "Le gros problème du sport, c'est que c'est très saisonnier, confirme-t-elle. Je ne suis pas sûre que les gens viennent s'abonner en juin pour l'été, puisqu'ils ne sont pas là, mais d'un autre côté, on se demande si on sera aptes à payer toutes les charges et tout ce qu'on a à payer... Certes, il y a eu des aides, mais elles ne paient pas tout, on a du retard de loyer depuis septembre. Dès qu'on va rouvrir, il va falloir payer les loyers deux par deux !"

 

 

"Aujourd'hui, ces aides me permettent de payer la moitié de mes charges en étant fermé et si j'ouvre, je triple mes charges"

Pour faire face, il faut encore nous accompagner au moins pendant quelques mois, demande Éric Trech, le gérant du club l’Atelier à Marseille : "maintenir les aides actuelles et progressivement les diminuer à l'arrivée de septembre, souhaite-t-il. Aujourd'hui, ces aides me permettent de payer la moitié de mes charges en étant fermé et si j'ouvre, je triple mes charges, précise-t-il. Les salariés, les vacataires, l'électricité. Si je ne suis pas aidé alors qu'on va avoir moins de monde, ça va être difficile..."

Il y a un an à la fin du premier confinement, les salles de sport étaient prises d’assaut mais à l’époque, personne n’imaginait de nouvelles fermetures.

 

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