Rougeole : ces personnes sont "victimes de l'inconscience des anti-vaccins"

Sylvain Hirsch, médecin généraliste dans le Val d'Oise, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

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Une personne est décédée de la rougeole, deuxième cas mortel en France depuis février. Alors qu'un troisième patient est dans un état critique, le docteur Sylvain Hirsch, médecin généraliste dans le Val d'Oise, invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, revient sur les raisons de la résurgence de cette maladie.

"La France était avec une constante régression de ses cas de rougeole depuis des années, a-t-il indiqué. La défiance répétée et la campagne des anti-vaccins ont fait qu'on se retrouve avec une baisse de la protection collective. Ces personnes sont des victimes de la société et de l'inconscience des anti-vaccins. Ce sont des gens qui, pour des raisons personnelles, avec une immuno-dépression, ne pouvaient pas être vaccinées. Mais si vous vous retrouvez avec 95 % de la population vaccinée, ces quelques rares personnes seront quand même protégées par la société. Et c'est là que nous avons été déficients."

"Dans les années 1960, la rougeole était la première cause de mortalité dans le monde, a-t-il rappelé. La vaccination a fait reculer cette mortalité. On était à plus de 6 millions de morts dans le monde par an à cause de la rougeole et on est tombé à 140 000 en quelques années grâce à la vaccination. Face à des gens qui opposent des rumeurs, nous, on a des preuves de morts en moins. Ce qui vient de se passer, c'est un problème qui est déjà pointé depuis quelques années par l'OMS, où la France est noté comme étant en régression dans sa couverture vaccinale. D'où l'obligation tombée au mois de janvier de vacciner les nouveaux-nés pour obtenir un meilleur taux de vaccination et éviter ce genre d'accident qui est arrivé, malheureusement, à ces deux personnes depuis le début de l'année en France."

Écoutez l'interview de Sylvain Hirsch, invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio au micro de Véronique Jacquier