Restructuration d’Airbus : pourra-t-on éviter les licenciements secs ?

Jean-François Knepper, délégué syndical central FO d’Airbus commercial, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 16 septembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

La direction d'Airbus fait planer la menace de licenciements secs.

La reprise du trafic aérien n’est pas à la hauteur des attentes. Dans un courrier, le directeur exécutif Airbus dit qu’il faut s’attendre à une crise plus profonde, et envisage le pire.

 

Éviter la casse sociale

"Clairement, la direction va s’appuyer sur l’incertitude totale sur la suite du déroulement de cette crise, qui fait peser un risque financier très lourd sur Airbus, pour justifier que les licenciements contraints sont inévitables", explique Jean-François Knepper, délégué syndical central FO d’Airbus commercial, à Toulouse.

"Pour nous, le pire n’est jamais certain, conteste-t-il. Nous disposons de tous les moyens pour surmonter cette crise. D’abord avec le soutien financier de l’Europe à la filière. Les États français et allemand ont mis sur la table des dispositifs législatifs pour soutenir l’emploi. Si on les utilise, il n’y a pas de casse sociale."

 

Départs volontaires, préretraites et formation

Mais quid de cette crise de l’aéronautique sur le long terme ? "Évidemment que cela va repartir, estime le délégué syndical FO. Certes, personne ne sait dire quand le vaccin sera là, mais les dispositifs nous permettent de passer cette crise en protégeant l’emploi. Il faut protéger les ressources financières de l’entreprise, mais aussi les ressources humaines."

Comment faire ? "D’abord, il y a des départs volontaires : plus de 700 salariés s’y sont déclarés près. Il y a l’activité partielle de longue durée sur 24 à 36 mois, les préretraites pour diminuer effectif et masse salariale. Enfin, en termes de formation professionnelle, chaque salarié dispose de 200 heures. Mettre cela dans un pot commun représente 6 millions d’heures qui pourraient être capitalisées, réparties. Cela pourrait protéger 1.000 salariés sur trois ans pour préparer l’avenir, l’avion vert de demain que tout le monde attend."

 

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