Restaurants : "On a du mal à recruter de nouveaux éléments ou des saisonniers"

À partir de mercredi 9 juin, le couvre-feu est décalé à 23 heures et les salles de restaurants rouvrent. Depuis le 19 mai, beaucoup d’établissements n’avaient pu ouvrir faute de terrasses pour accueillir les clients. Cette fois, c’est la reprise. Il en sera d'ailleurs question lors de la visite d’Emmanuel Macron dans la Drôme. Pour les professionnels, cette deuxième étape marque beaucoup de changements.

À partir du 9 juin, rallongement du couvre feu à 23 heures et ouverture des salles de restaurants. © AFP

Reportage de Christine Bouillot pour Sud Radio

 

"Il y a encore beaucoup de restaurants qui sont encore fermés, parce qu'ils n'ont pas de terrasse"

Dès le 9 juin, Emma sait qu’elle va pouvoir traîner en terrasse : "avec le couvre-feu à 21 heures, quand on arrive au restaurant à 19 heures, qu'on commande à 19h30, commencer à manger et à 20h35, les restaurants commencent à nous dire qu'il va falloir payer pour partir, c'est un peu pénible !"

Ce décalage d’heure est un soulagement pour Luna, serveuse dans un restaurant du centre de Toulouse : "les gens ne partent pas avant 21 heures pour être à 21 heures, chez eux, ils partent à 21 heures du restaurant !, explique-t-elle. J'ai hâte d'être mercredi !" Ces deux heures supplémentaires vont faire toute la différence pour la profession, d'autant que les salles seront accessibles à 50%. Victor Pene, serveur au J’GO, le confirme : "il y a beaucoup de restaurants qui sont encore fermés, parce qu'ils n'ont pas de terrasse".

La fin du télétravail devrait permettre le retour de la clientèle du midi. "Non seulement, on n'a pas vu revenir des salariés qui sont en télétravail, qui ont donc déserté la zone, mais en plus, les hôtels avaient déjà un taux d'occupation beaucoup plus faible. Le service du soir, qui amène un peu plus de rentabilité, était complètement désert", explique Henry de Faltan, qui tient un restaurant dans la zone de l'aéroport de Toulouse.

 

"On a du mal à recruter de nouveaux éléments ou des saisonniers"

Thomas Fantini, à la tête de six établissements en Haute-Garonne et Vice-président du Medef 31, soulève quant à lui les problèmes de recrutement et de formation des salariés. "Je suis très inquiet parce qu'il faut déjà qu'on ait des équipes qui se remettent dans le rythme, reprennent leurs automatismes, et qui, pour le moment, travaillent beaucoup le midi et pas le soir. On va reprendre le soir, ça va créer des zones de stress".

Par ailleurs, "on a du mal à recruter de nouveaux éléments ou des saisonniers et on a des apprentis qui n'ont pas eu de technique pendant un an. On a un manque d'attractivité sur le recrutement dans les écoles et les CFA pour la prochaine année".

 

 

Prochaine étape, le 1er juillet pour la fin totale des restrictions.

 

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