Rémi Tell - Covid-19 : "Aujourd'hui, une guerre est menée contre les peuples"

Rémi Tell, fondateur du collectif "Peuple Libre", auteur de “Vaincre le covidisme, appel à la jeunesse” aux éditions Perspectives Libres, était l’invité d’André Bercoff le 2 décembre 2021 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, "Bercoff dans tous ses états".

Rémi Tell
Rémi Tell, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"La jeunesse a été très sensible au discours covidiste", selon Rémi Tell

Rémi Tell a 27 ans et fait partie de la jeunesse à laquelle il s’adresse dans son livre Vaincre le covidisme, appel à la jeunesse. "Ce texte n’est absolument pas une leçon adressée à la jeunesse", explique-t-il. "Je comprends mille fois ces jeunes qui, confrontés à ces propagandes tous azimuts, ont fini par céder et par se faire vacciner pour continuer à vivre tout simplement", explique le fondateur du collectif Peuple Libre. "Je crois que la jeunesse a été très sensible au discours covidiste, parce que c’est l’âge où, plus que n’importe quel autre, on a besoin d’avoir une vie sociale", raconte Rémi Tell au micro de Sud Radio.

"On a besoin d’être accepté par le groupe, on a besoin de préparer son avenir professionnel", continue Rémi Tell. "Quand on vous explique que sans pass, il n'y a plus de sorties entre copains, plus de possibilités pour beaucoup de suivre leurs études ni d’accéder à certains métiers, évidemment beaucoup de jeunes ont cédé", juge l’auteur de Vaincre le covidisme, appel à la jeunesse. "C’était d’autant plus vrai que cette génération a été énormément montrée du doigt, notamment au début de la crise sanitaire, culpabilisée, on invitait à ne pas tuer papi et mamie", explique-t-il. "Donc culpabilisés, terrorisés, peut-être un petit peu aussi abrutis par l’époque, tout ça fait qu’il n’y avait pas beaucoup de jeunes dans les manifs jusqu’ici", ajoute-t-il.

 

Rémi Tell : "Il s’agit d’évaluer la balance bénéfices/risques"

"Je suis pour une position raisonnable et éclairée par la science", explique Rémi Tell pour exprimer sa position sur le vaccin. "C’est-à-dire que la science ne permet pas aujourd’hui d’affirmer que se faire vacciner serait une attitude altruiste", explique l’auteur de Vaincre le covidisme, appel à la jeunesse au micro de Sud Radio. "Parce qu'on sait, et même les laboratoires le reconnaissent, que le vaccin n’empêche pas la transmission", continue-t-il. "Donc il s’agit d’évaluer la balance bénéfices/risques", juge Rémi Tell.

"En fonction de ses comorbidités, de son âge, il est clair que plus on est jeune, moins cette balance bénéfices/risques penche en faveur des bénéfices et penche davantage en faveur des risques", déclare Rémi Tell au micro de Sud Radio. "Encore une fois, pour une protection pour soi-même qui est quasiment inexistante", continue-t-il, "parce qu'on n’a pas plus de morts du covid-19 parmi les jeunes que de la grippe". "Ni pour les autres parce que le vaccin n’empêche pas la transmission", explique-t-il. "Moi je ne suis ni pro, ni anti, je pense qu’il faut avoir cette attitude raisonnable", juge Rémi Tell.

 

"On a renversé tous les principes civilisationnels"

"Péguy nous enseigne qu’il faut dire ce que l’on voit mais avant tout, et c’est peut-être le plus difficile, voir ce que l’on voit", explique Rémi Tell. "Quand j’ai regardé ce discours d’Emmanuel Macron le 12 juillet, continue-t-il, je ne pouvais pas voir autre chose qu’un homme au regard de fou qui, en l’espace d’une vingtaine de minutes, venait de mettre fin à l’État de droit. Il venait de piétiner la devise républicaine ‘liberté, égalité, fraternité’. Et de faire basculer la France dans autre chose que la démocratie dans laquelle elle a été pendant très longtemps". "Des siècles de démocratie, deux millénaires d’éthique médicale, depuis Hippocrate", juge l’auteur de Vaincre le covidisme, appel à la jeunesse. "Le pass sanitaire est désormais requis, et donc il faut payer parce que c’est un pass vaccinal pour accéder à l'hôpital et à l’hospitalité", explique Rémi Tell. "L'hôpital et l’hospitalité, on la reçoit par définition parce que l’on ne va pas bien", juge Rémi Tell. "On a renversé tous les principes civilisationnels", explique-t-il.

"On a beaucoup parlé, au début de la crise notamment, de l'impossibilité de voir des proches en fin de vie, des enterrements". "Je pense que nous sommes vraiment dans une situation de basculement", explique Rémi Tell au micro de Sud Radio. "Emmanuel Macron d’ailleurs a bien fait d’utiliser le mot guerre mais une guerre qui est aujourd’hui menée contre les peuples", explique-t-il. "Quand aux Pays-bas, on tire à balles réelles contre des manifestants parce qu’ils refusent de perdre leur emploi faute de pass sanitaire, on est dans une guerre contre les peuples. Quand en Australie, on crée des camps d’internement et qu’on va chasser tels des chiens ceux qui s’en évadent, on est dans une guerre contre les peuples", juge-t-il. Pour Rémi Tell, une guerre contre le peuple est menée "lorsque sur notre propre territoire, on crée deux catégories de citoyens, avec des droits, y compris dans les droits les plus fondamentaux, différenciés non pas selon l’état de santé mais un état de santé potentiel".

 

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