Puteaux : piscine interdite aux non-résidents

(image d'illustration)
(image d'illustration) Julian Stratenschulte / dpa / AFP

Pour lutter contre une trop forte fréquentation, la commune de Puteaux a décidé de réserver l’accès à sa piscine aux habitants de la ville. Pour cause, les fortes chaleurs qui augmentent considérablement le nombre de baigneurs. A partir de 25° désormais, les non-résidents de la ville ne pourront plus accéder à la piscine.

Avec cette chaleur harassante, quoi de mieux que d’aller piquer une tête pour se rafraîchir ? Entre la mer, un lac, une piscine privée ou publique, le choix est large. Enfin presque… Car pour la piscine publique, une ville peuplée d’irréductibles Putéoliens résiste encore et toujours à l’envahisseur ! En effet, à Puteaux dans les Hauts-de-Seine (92), si le mercure atteint les 25 °C, vous ne mettrez pas un orteil dans le pédiluve, à moins d’être un habitant de la ville.

Cet arrêté municipal controversé a été mis en place en 2017 à cause "d’une recrudescence d’événements contraires au règlement intérieur". Mounir Bounouara, adjoint au service des sports de Puteaux, explique : "Il y a eu des dégradations, des vols, des agressions physiques… On a remarqué que ces incidents se produisaient surtout lorsqu’il y avait des journées à forte chaleur, au-dessus de 25 °C". De ce fait, l’arrêté ne fait plus loi quand le thermomètre redescend. Mais pour l’opposition dont Christophe Grébert fait partie, cela ne passe pas pour autant : "C’est illégal de limiter l’accès à un équipement public ! C’est du chacun pour soi, du "Puteaux aux Putéoliens", et cela ce n’est pas acceptable".

Du côté des habitants, les avis sont mitigés. Entre injustice et excès pour certains, d’autres en revanche sont ravis et retrouvent la joie d’aller baigner dans une piscine moins surchargée. C’est le cas de Daniel, résident de la ville : "c’est dommage pour ceux qui n’habitent pas à Puteaux, mais d’un côté on paie nos impôts ici donc c’est normal". À l’inverse, Gisèle est dévastée : elle avait prévu de passer son après-midi entre barbotage et crawl mais à son grand malheur, elle n’est pas Putéolienne. Recalée comme à l’entrée d’une boîte de nuit, la cinquantenaire qui est venue en bus depuis Saint-Denis peste : "Je n’étais pas au courant ! Ce n'est pas croyable".

Pour se rafraîchir, il faudra donc faire quelques kilomètres de plus ou attendre que les températures restent en dessous des 25 °C.

Propos recueillis par John Bourgeois. 

Vos réponses pour cet article

Vos réactions sur cet article

Gael
- Mardi 7 août 2018 à 09:19
On devrais faire de même avec tous les touriste qui envahisse nos plage car oui ce sont avec nos impôt et taxe que nous n'étions les plages.
Une honte à cette mairie.
Michel Ange
- Mercredi 8 août 2018 à 08:05
A Marseille les racailles de la Cayolle ont incendié un poste de vigie, afin de pouvoir y pénétrer en voiture pour s'y baigner et surtout de voler et de tabasser les estivants, qui eux y vont à pieds.
A ce sujet silence radio de tous les médias. Chut pas de stigmatisation !!
Orchideev
- Mercredi 8 août 2018 à 16:03
bonjour
ou se trouve mon commentaire dans lequel j'approuvais cette décision ????
puteaux
- Vendredi 10 août 2018 à 19:43
puteaux touche des subventions des français , si le maire ve limiter les incivilités , il a cas virer les fauteurs , les autres ont le droits de se beigner , ils sont français et puteaux est en France , ou alors il refuse les subventions des français et il rembourse celle qu il a touchèes

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio