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Projet du char franco-allemand du futur: la France "raisonnablement optimiste"

Le délégué général pour l'armement Patrick Pailloux s'est dit mardi "raisonnablement optimiste" sur l'avenir du projet du char franco-allemand tout en estimant que l'abandon du Scaf, un autre projet commun sur l'avion de combat, n'était pas "la fin du monde" pour la France.

Guillaume BAPTISTE - AFP

Le délégué général pour l'armement Patrick Pailloux s'est dit mardi "raisonnablement optimiste" sur l'avenir du projet du char franco-allemand tout en estimant que l'abandon du Scaf, un autre projet commun sur l'avion de combat, n'était pas "la fin du monde" pour la France.

MGCS, le programme du char franco-allemand du futur "n'est pas conçu dans la même logique, au sens où on n'a pas la problématique industrielle qu'on a eue sur le Scaf", a-t-il déclaré lors d'un point-presse en marge du salon de défense Eurosatory.

"Il y a deux gros industriels dans MGCS, KNDS et Rheinmetall (...) Un très allemand, l'autre à moitié. Simplement, le MGCS est un programme à très long terme, donc c'est un programme de Recherche et développement" a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'état des lieux de MGCS, il a évoqué "des offres des industriels qui sont trop chères".

"On est en négociation avec eux sur le devis des prochaines phases du MGCS", a-t-il ajouté.

Une semaine après le coup de grâce porté au programme d'avion de combat du futur Scaf, le groupe franco-allemand KNDS a dévoilé lundi un nouveau char intermédiaire qui relance les interrogations sur l'avenir du MGCS.

Baptisé Capint (Capacité intermédiaire), ce blindé doit remplacer le char Leclerc français à horizon 2035 en attendant MGCS.

Cette annonce a été perçue par certains observateurs comme un premier pas vers l'abandon de MGCS.

"C'est une façon d'avouer l'échec de MGCS" qui a pris dix ans de retard, a déclaré lundi à l'AFP un industriel européen de premier plan en ajoutant qu'il faudrait du "courage politique" pour le reconnaître, comme pour le Scaf.

L'échec du Scaf "n'est pas la fin du monde pour la France", qui "sait faire des avions", selon Patrick Pailloux.

Alors que l'Allemagne est traditionnellement perçue comme un "champion" dans le domaine des chars et la France dans celui des avions, Patrick Pailloux a souligné que la France possédait également "un vrai savoir-faire sur un certain nombre de choses (dans le domaine des blindés par exemple, ndlr), qui intéresse nos partenaires allemands".

AFP / Villepinte (France) (AFP) / © 2026 AFP

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