Professeur Christian Perronne : "C'est une honte totale de continuer à dire que l'étude de Raoult ne montre rien"

Le Professeur Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Garches, auteur de “Il y a t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise” (éditions Albin Michel) était l’invité d’André Bercoff mardi 16 juin sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Le Professeur Perronne invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Le Professeur Perronne "était dans le système", il l'assume lui-même, il a même conseillé "beaucoup de gouvernements sur toutes les crises sanitaires". C'est donc un médecin qui sait de quoi il parle mais qui affirme "ne pas comprendre comment toutes ces institutions ont été manipulées pour nous conduire dans cette impasse terrible". Il nous fait part de ses doutes et de son indignation, notamment sur l'interdiction de l'utilisation du traitement de Didier Raoult.

 

Un taux de létalité supérieur en France

Le Professeur Christian Perronne compare les chiffres de mortalité et les différences de traitement entre les pays ayant utilisé le traitement à base de chloroquine et ceux l'ayant refusé. Aux États-Unis, le taux de létalité est de 6%, tout comme au Brésil, pays ayant utilisé le traitement défendu par le professeur Didier Raoult. En France, le taux est de 20%. "Ils l'ont attaqué alors qu'on a eu de bons résultats", se révolte le Professeur qui juge "hallucinant ce déni du succès du traitement de Raoult". 

Le communiqué publié par l'équivalent de l'Agence du médicaments aux États-Unis a fait "mourir de rire" le Professeur Perronne. "Je pensais qu'ils allaient le dire depuis plusieurs jours, parce qu'Antony Foncci, est à fond anti-chloroquine, il est très lié à toute l'industrie pharmaceutique", confie le médecin. Prenant exemple de la volonté de Donald Trump de donner de la chloroquine à tous les Américains. "Grâce à cela, la létalité, soit le nombre de morts sur le nombre d'infectés, aux États-Unis et au Brésil sont à 6%, contre 20% en France", note le Professeur. Au Portugal, le taux "est à moins de 5%", au Maroc "à 3%". "On voit qu'on nous a menti sur les taux de létalité", regrette-t-il.

Le succès du traitement du Professeur Raoult

Au-delà des problèmes de fonctionnement dans l'hôpital, le Professeur Perronne souhaite évoquer la gestion de la santé publique. "J'étais ahuri", confie-t-il. "Depuis le début de cette crise, la gestion de la France était lamentable", estime le médecin. "La France était championne du monde du désastre", regrette-t-il. "En France, la létalité est proche de 20% alors que dans les autres pays du monde, elle est beaucoup plus faible", souligne le professeur, qui dans son hôpital, "en voyant les résultats préliminaires en Chine, la chloroquine marchait". Preuve en est, "on a des statistiques significatives sur des malades, c'est beaucoup plus puissant sur un petit nombre de malades que sur des milliers de malades", note-t-il.

Les tests présentés par le Professeur marseillais Didier Raoult ont été contestés dès le début, lorsqu'ils se basaient sur les 24 premiers malades de son hôpital. "Puis ce fut 80, puis 1.200, maintenant 3.700 malades", souligne le Professeur Perronne, qui rapporte que "l'article du Professeur est accepté et va être publié prochainement". "On sent que ça marche, je ne comprends pas cet intelligentsia qui dit que tout ça c'est des bêtises", confie le médecin. "C'est une honte totale de continuer à dire que l'étude de Raoult ne montre rien", estime-t-il, pour qui "les canaux de la science ont été respectés". Selon lui, "tous les experts qui disent ça sont achetés par l'industrie pharmaceutique".  

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