Impacté par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, puis freiné lors des JO de Paris, l’hôpital l’Hôtel-Dieu devra à nouveau ralentir la cadence pour la venue de Léon XIV, ce vendredi 21 septembre 2026. Des précautions prises pour limiter les foules et donc, protéger au mieux le nouveau pape.
Un service radiologie déprogrammé
La venue de Léon XIV réjouit plus d’un fidèle, mais sûrement pas le personnel de l’hôpital l’Hôtel-Dieu. Le centre médical va « annuler des consultations avec des patients qui attendaient depuis parfois 6 mois ce rendez-vous », déplore Asdine Aissiou, du syndicat CGT de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, sur France Info.
L’Île de la Cité sera sous cloche pour la venue du souverain pontife à 17h15. L’accès aux soins est un vrai parcours du combattant. La quasi-fermeture de cet établissement spécialisé dans la prise en charge des vulnérabilités sociales, sociétales et psychiques, est lourde de conséquences. Cette fermeture du service radiologie va engendrer des déprogrammations d’imageries.
Des rendez-vous, parfois vitaux, reportés
Un geste préjudiciable au vu des délais de rendez-vous et des profils reçus : « On a beaucoup de patients qui viennent pour une IRM ou un scanner pour des pathologies graves, comme des cancers ou des problèmes cardiaques. Ils attendent déjà entre trois et six mois pour un rendez-vous », contextualise Carole Matuszczak, représentante syndicale, invitée de France Info.
Les rendez-vous médicaux du vendredi ont été reportés, certains avancés, comme l’explique la direction, mais la plupart, retardés au grand dam de la CGT. Seuls le service de psychiatrie et les urgences resteront ouverts. « Ce qu'ils ne nous disent pas, c'est que les urgences seront essentiellement détournées dans d'autres hôpitaux avec une perte de chance. Lorsqu'il y a un patient qui fait un AVC, c'est la rapidité qui va faire qu'on peut le sauver ! », s'indigne Asdine Aissiou.
Le personnel s'indigne : " On n’a pas à servir de variable d’ajustement "
La CGT pointe également des conditions d’exercice altérées :« On nous met la pression pour poser un jour de congé ou de RTT. Il est aussi question de déplacer certains soignants à l’hôpital Cochin, ou de compenser la journée du 25 par des heures supplémentaires. On n’est pas d’accord : la venue du pape, on ne l’a pas choisie, on n’a pas à servir de variable d’ajustement. »