Philippe de Villiers : "La vérité est cruelle : les murs porteurs se sont effondrés"

Philippe de Villiers, fondateur du Puy-du-Fou, auteur de "Le jour d’après : ce que je ne savais pas et vous non plus" (éditions Albin Michel), était l’invité d’André Bercoff mardi 13 avril sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Philippe de Villiers invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Philippe de Villiers a murmuré à l'oreille du Président durant le début de son mandat. Une relation amicale mais aussi de vérité pour deux hommes qui, a priori, ne partagent pas les mêmes idées mais font état d'un constat assez convergeant.

"Sauver les murs porteurs"

Après son élection, Emmanuel Macron a demandé à Philippe de Villiers son avis sur ce que doit faire le prochain président. "Je lui ai dit en pesant bien mes mots, que le prochain président sera jugé, non pas sur ce qu'il aura changé, mais sur ce qu'il aura sauvé", se souvient l'ancien parlementaire. "Sauver quoi ?", répond Macron. "Les murs porteurs", conclut le fondateur du Puy du Fou qui dénote que cinq ans après son élection, "la vérité est cruelle et les murs porteurs se sont effondrés".

Un effondrement qui se manifeste de deux manières selon l'auteur. "La déchirure des tissus conjonctifs de la France industrieuse", pointe-t-il, ajoutant que "la SFIO en rêvait, Macron l'a fait". Deuxièmement, Emmanuel Macron aurait "laissé se dresser un mur invisible entre deux sociétés". Pour Philippe de Villiers, ce mur sépare "la société française, nos civilités et une contre-société invasive, agressive, vindicative et qui veut nous détruire", alerte-t-il.

"Aujourd'hui, c'est la catastrophe"

Trahit-il le président de la République lorsque Philippe de Villiers rapporte ses échanges ? "Avec Macron, c'est une amitié dans la vérité", confie l'auteur qui dès sa première rencontre, à la Rotonde, l'alerte sur "les problèmes graves qui touchent la survie de la France". Il prévient que "si le prochain président ne met pas en œuvre une politique de recivilisation, la France mourra", ce à quoi aurait répondu Emmanuel Macron : "Je me sens d'attaque pour ça".

L'espoir est donc de mise pour le souverainisme, d'autant que cet échange intervient quelques heures après la participation d'Emmanuel Macron aux fêtes johanniques d'Orléans. "Il a trompé son monde et je me suis dit qu'il comprend peut-être le régalien et qu'il va habiter le corps du roi", confie Philippe de Villiers qui va vite déchanter. "En fait, rien du tout et aujourd'hui, c'est la catastrophe", regrette-t-il.

 

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