Parcoursup : 128 000 lycéens attendent toujours désespérément une réponse

(image d'illustration)
Lionel BONAVENTURE / AFP

La rentrée approche à grands pas et pour beaucoup, elle pourrait ne pas avoir lieu du tout. 128 000 lycéens sont effectivement encore sans affectation sur Parcoursup. 

À quelques semaines de la rentrée, l’inquiétude ne cesse de monter chez certains lycéens. En ce début du mois d’août, ils sont encore 128 000 à ne pas savoir où ils étudieront cette année : 17 000 n’ont pour l’instant aucune place et 111 000 ont accepté un choix à contrecœur mais en attendent un autre. Une situation catastrophique pour les associations et parents d’élèves qui pointent une nouvelle fois du doigt le logiciel Parcoursup.

Car pour l’heure, les bacheliers n’ont d’autre choix que d’attendre et d’actualiser la page chaque jour, pour constater leurs avancées dans les listes d’attente. De quoi gâcher les vacances selon Marouane Majrar, vice-président de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) qui ajoute que de toute façon "les listes d’attente tournent au ralenti car la plate-forme est surchargée et qu’il n’y a pas assez de places dans les universités". Pas assez de place, c’est effectivement l’une des plus grosses craintes des acteurs de l’université. Sur ce point, Marouane Majrar tient le ministère de l’enseignement supérieur pour responsable : "il n’a pas créé assez de places malgré nos revendications qui ont été nombreuses cette année".

Autre scandale sur Parcoursup, la plate-forme supprimerait des vœux automatiquement. C’est en tout cas ce qui est arrivé à un étudiant qui n’a pu se connecter pendant deux jours et a vu sa liste de vœux, comprenant son avancée dans les listes d’attente, supprimée. Cas isolé ou non, c’est "inacceptable" pour Marouane Majrar qui déplore un logiciel fait dans la précipitation avec des algorithmes flous et un manque d’éclaircissement du gouvernement. "Parcoursup n’est pas mieux qu’APB" statue-t-il en ajoutant "les professeurs et les lycéens ont été confrontés à une impréparation. Sur les algorithmes, nous avons pu obtenir quelques informations et ce dont nous sommes sûrs, c’est qu’il y a un classement des lycéens par leurs notes et une sélection par zone géographique".

De leur côté, les lycéens sont à bout de nerfs et le font savoir sur les réseaux sociaux : 

Une situation qui pourrait se débloquer lorsque les universités, actuellement en congés pour la plupart, rouvriront leurs portes

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