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"On ne comprend pas pour quelle raison on s'acharne sur les restaurants et sur les bars "

Ils ne baissent pas les bras : les restaurateurs plaident leur cause devant le Conseil d'État. Un recours en référé a été déposé par l'UMIH pour demander la réouverture au plus vite des établissements. Des restaurants dont la fermeture est prévue au moins jusqu’au 20 janvier en fonction des conditions sanitaires. Une injustice que va réparer le Conseil d’État espèrent de nombreux patrons.

Ils ne veulent pas attendre : les restaurateurs plaident leur cause mercredi 2 décembre au Conseil d’État. © AFP

Reportage à Marseille de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

"On ne comprend pas pour quelle raison on s'acharne sur les restaurants et sur les bars "

Des parkings bondés et des grandes enseignes qui font le plein : la vie a repris dans la zone commerciale de la Valentine, sauf à la Villa Dona, le restaurant de Raphael Jauffret dont 15 des 17 employés sont toujours au chômage partiel. "On ne comprend pas pour quelle raison on s'acharne sur les restaurants et sur les bars explique le restaurateur. On a rouvert tous les commerces, ils ont combien de clients par jour ? Pourquoi on les laisse travailler eux et pas nous ? s'interroge-t-il. On tourne en rond... Je pense que même eux ils ne savent pas pourquoi ils nous demandent de rester fermés !"

La date annoncée d’une possible reprise au 20 janvier est pour de nombreux restaurateurs non seulement lointaine, mais aussi beaucoup trop incertaine : "Si le pic des 5.000 contaminés par jour n'était pas dépassé, il y aurait peut-être une possibilité... Avec la réouverture des petits commerces, quel va être le pic fin décembre-début janvier ?"

 

"Rien ne nous démontre qu'on tombe plus malades chez nous que chez les autres"

Ce que réclame l'UMIH, qui représente les professionnels du secteur, c’est une réouverture immédiate. Maître Olivier Chambord va plaider ce matin devant le Conseil d’État la rupture d’égalité, car d’autres établissements, eux, sont restés ouverts. "Comment dans les restaurants routiers et dans les restaurants collectifs on peut respecter un protocole sanitaire alors que ce ne serait pas possible pour les restaurants traditionnels et les cafés ?" fustige-t-il.

Pour Laurent Barthelemy, le président de l’UMIH Nouvelle Aquitaine qui est à l’origine de ce recours, la fermeture des restaurants est totalement injustifiée : "nous sommes fermés alors que les restaurants d'entreprises sont ouverts, les cantines scolaires sont ouvertes, certains routiers sont ouverts. On arrive donc avec des protocoles sanitaires rigoureux à accueillir des clients à table estime-t-il. Il n'y a aucune égalité de traitementdéplore-t-il.

 

 

Aucune étude aujourd'hui n'arrive à démontrer qu'on est plus malades chez nous qu'au travail ou dans les transports en commun" ajoute-t-il. Par ailleurs, "nous avons fait tous les efforts possibles pour les protocoles sanitaires au mois de juin, avec un nouveau protocole sanitaire au mois d'octobre, rien ne nous démontre qu'on tombe plus malades chez nous que chez les autres" insiste-t-il.

C’est a priori le 2 décembre ou le 3 décembre au plus tard que le conseil d’État rendra sa décision.

 

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