Nuit de galère pour des passagers de plusieurs TGV dans le sud-ouest

Une nuit de galère pour 2500 passagers de trois TGV dans le sud-ouest, bloqués à cause d’une série de pannes. Certains ont passé la nuit dans le train.

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Témoignages recueillis par Félix Mathieu pour Sud Radio

Après une nuit de galère, les 1000 passagers bloqués pendant des heures dans les Landes après un incident électrique ont pu regagner Paris. Mais ce calvaire n'était toujours pas terminé pour des centaines d'autres, à 10 heures ce matin. Ils devraient y arriver vers 11H00, selon la direction nationale de la SNCF.

Les voyageurs, partis d'Hendaye pour normalement arriver à Paris hier - donc dimanche - à 16H20, ont été bloqués toute la nuit dans les Landes. La double rame a été stoppée "à la suite d'une succession de problèmes d'alimentation électrique" dans le secteur de Dax, selon la SNCF Nouvelle-Aquitaine.

La colère des voyageurs ne désemplit pas, en attestent les témoignages suivants (en version audio), pour Sud Radio.

Son trajet Biarritz-Paris était censé durer un peu plus de quatre heures: finalement, Béatrice Lecouturier a passé sa nuit dans le train.

"On a été transféré vers un autre TGV", explique cette élue francilienne, qui a vu le jour se lever dans la campagne landaise, 17h après avoir embarqué à Biarritz. Le ravitaillement en eau, masques de rechange et nourriture a fini par arriver, avant que son train de secours ne reparte tout doucement vers la capitale.

 

"Tout le monde en a marre, est épuisé. Beaucoup d'enfants pleurent... On a envie de rentrer à la maison ! La plupart des passagers n'avaient qu'un masque pour un trajet de 4 heures... Alors quand vous vous retrouvez 17 heures dans un TGV, collé à votre voisin..."

 

Trois TGV bloqués: la SNCF évoque plusieurs incidents dont une panne électrique dans le secteur de Dax. Deux trains ont été redirigés vers Hendaye, en plus de celui de Béatrice qui vient de repartir tout doucement vers Paris. Des usagers qui seront indemnisés par la compagnie à 300%, promet le ministre-délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari.

 

Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a indiqué lundi matin que "les voies pourraient rouvrir mardi matin mais les travaux sont assez conséquents, 60 km de voies ont été endommagés, notamment au niveau des caténaires". Concernant le geste commercial, celui-ci devrait se faire sous forme d'un dédommagement à 300% du prix du billet.

Le transbordement des passagers, organisé dans la nuit, a pris plus de deux heures. Par ailleurs, selon la préfecture des Landes, près de 73 passagers provenant d’un TER et d’un TGV ont dû être hébergés par la SNCF. Mais la galère n'était pas terminée pour 445 passagers de deux autres trains.

Le train numéro 8546 prévu au départ d'Hendaye à 17H55 pour une arrivée à Paris-Montparnasse à 22H00 était parti finalement à 18H30 avant de se retrouver bloqué à Biarritz où un autre train n'avait déjà pas pu partir à 15h45. Ces deux TGV ont été jumelés et sont repartis à Hendaye où ils étaient toujours lundi matin.

Selon la direction nationale de la SNCF, ces passagers ont fait l'objet d’une "prise en charge sur place. On a procédé à des acheminements de masques, distribué des couvertures, bouteilles d’eau, petits déjeuners”. Seulement, une journaliste de l'AFP présente dans un des trains concernés a déploré le retard à l'allumage concernant le ravitaillement des passagers. D'autres témoignages attestent de l'absence de distribution de masque pendant des heures et même son de cloche concernant l'eau qui n'a pas été apporté pendant douze heures d'arrêt.

AFP / Bordeaux (AFP) / © 2020 AFP