Nouveau contrôle technique : "Le conducteur se retrouve encore pris en tenaille"

Alors que l’instauration du nouveau contrôle technique pour les véhicules approche à grands pas, celui-ci devrait avoir un impact financier non négligeable pour les conducteurs.

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Le nouveau contrôle technique, c’est pour bientôt ! Le 20 mai 2018, plus précisément. Le gouvernement va notamment le renforcer et le mettre au niveau des exigences de la Commission européenne. Si 196 défauts étaient jusqu’à présent soumis à contre-visite, le chiffre va passer à… 471 ! En conséquence, le prix va lui aussi augmenter (une trentaine d’euros) et les automobilistes se ruent dans les centre de contrôle technique pour passer la visite avant le 20 mai.

Directeur de la Ligue de Défense des Conducteurs, Pierre-Olivier Cavey regrette ce nouveau dispositif. "Il faut bien avouer que ce contrôle technique d’un genre nouveau, avec près de 350 ou 400 points à réviser au total (contre 200 environ aujourd’hui). Par conséquent, il y a davantage d’argent à débourser de la part du conducteur, qui se retrouve encore pris en tenaille. Ça va fortement impacter le porte-monnaie du conducteur en France, avec plus de contre-visites. Le conducteur pourra se faire immobiliser son véhicule, ce qui est complètement scandaleux. S’il ne peut pas se servir de son véhicule, on lui enlève son droit de travailler !", souligne-t-il au micro de Sud Radio.

Propos recueillis par Quentin Vaslin