Notre-Dame : "On attend l'automne pour voir si tout est stable"

Olivier de Châlus, responsable des guides bénévoles de Notre-Dame, ingénieur en bâtiment et spécialiste des constructions médiévales, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 27 juin animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. 

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Notre-Dame : "On attend l'automne pour voir si tout est stable"

On a appris mercredi 26 juin que la piste criminelle a été écartée concernant l'incendie qui a ravagé Notre-Dame : on parle de dysfonctionnement du système électrique ou de présence de mégot de cigarette. "C'est incroyable, parce que fumer sur les chantiers, c'est interdit, surtout dans des contextes comme celui-ci", explique Olivier de Châlus.

Dans quel état se trouve aujourd'hui la cathédrale Notre-Dame ? "La cathédrale est toujours dans un état de fragilité sur lequel on attend des précisions, on la surveille avec soin et pour l'instant, rien ne bouge. On attend l'automne pour voir si tout est stable, puisqu'on ne peut toujours pas accéder sous les grandes voûtes et toutes les opérations se font par robots télécommandés".

Olivier de Châlus : "L'incendie appartient à l'histoire"

Retourner dans la cathédrale pour les guides doit être terrible. "On voit beaucoup de photos donc on s'y habitue. L'incendie appartient à l'histoire, quand on connaît ce genre d'édifice, on a su dès le moment où on a vu la fumée s'échapper que la charpente allait partir dans sa totalité. La cathédrale a quand même très bien été sauvée par les pompiers, c'est la première étape de la sauvegarde. Il y a tout un tas d'étapes complémentaires qui devront s'enchaîner pour qu'on puisse continuer à sauver ce qu'ils ont commencé à sauver".

Patrick Roger s'interroge sur l'importance d'aller au bout de l'enquête pour voir quelle est l'origine de l'incendie. Si c'est un mégot de cigarette, est-il possible que ce soit un acte malveillant ? "Je ne pense pas, quand on travaille dans ce genre d'endroit, on est forcément fasciné par les lieux ! Les gens sont très choqués, c'est dur pour tout le monde, en premier lieu pour les gens qui étaient sur le terrain. Si c'est un mégot, l'origine est une inattention et c'est dommage.

Rebâtir la cathédrale d'ici cinq ans est-il possible ? "On fait tout ce qu'on peut pour gagner le maximum de temps. La mise en place d'une structure pour commencer les travaux est difficile et nous on essaie de les aider côté recherches, pour faire en sorte que le jour où les questions se poseront, les dossiers seront déjà prêts".

 

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