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Mouvement lycéen : "La première étape d’une révolution jeune"

Par La rédaction

Pour l’ex délégué interministériel à la jeunesse, ce mouvement lycéen est "la meilleure nouvelle politique de ces dernières années".

Mouvement lycéen : Des lycéens manifestants portent une pancarte dénonçant les violences policières à Paris.
Mouvement lycéen : Des lycéens manifestants portent une pancarte dénonçant les violences policières à Paris. (Alain Jocard - AFP)

L'ancien délégué interministériel à la jeunesse Mathieu Maucort a participé à la politique du gouvernement sous Emmanuel Macron. Il ne se dit pas étonné du mouvement lycéen actuel et de son ampleur.

Mouvement lycéen : "D'abord un mouvelent joyeux"

"C’est d’abord un mouvement joyeux, estime-t-il au micro de Jacques Cardoze, au micro de Sud Radio. Je pense qu’il faut le regarder avec un regard un peu moins lugubre que ce que l’on entend sur les plateaux. C’est la meilleure nouvelle politique des trois dernières années. Les jeunes nous disent « on est là, ne nous oubliez pas. Réinvestissez en nous car c’est tout le pays qui va aller mieux demain »."

"Il faut voir ce mouvement comme la première étape d’une révolution jeune. C’est la clé pour nous sortir du bourbier collectif dans lequel nous sommes depuis quelques mois voire quelques années maintenant." A-t-il senti que la jeunesse n’avait pas été une priorité pour les récents gouvernements ? "Cela l’a été dans les discours, relativement peu dans les budgets. Quand on regarde depuis 30 ans, le budget consacré à l’école et à l’enseignement supérieur a baissé de près d’un quart en pourcentage du PIB."

Commencer les cours à 9 heures

"Des choses ont été faites, mais pour investir dans les enseignants et les bâtiments, on n’a pas été au rendez-vous", estime L'ancien délégué interministériel à la jeunesse Mathieu Maucort sur l'antenne de Sud Radio. Sébastien Lecornu est contraint par le budget. Quelle priorités donner ? "Nous n’avons pas assez d’enseignants, il y a un plan d’urgence à lancer pour que, début novembre, il y ait un enseignant face à chaque classe." Quid des budgets des régions pour les dépenses d'entretien courantes ? "Ce n’est pas leur priorité."

Sur les rythmes scolaires, a-t-on raté le coche ? "À la puberté, le rythme de sommeil se décale. Quand on démarre les cours à 9h plutôt que 8h, les résultats sont meilleurs. Ce n’est pas si compliqué de démarrer les cours à 9h. Ce serait probablement le signal avec lequel les lycéens se diraient que le gouvernement les a compris."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

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