Montpellier : la permanence du député LREM de nouveau vandalisée

Patrick Vignal, député LREM de l’Hérault, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 18 novembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Les Gilets Jaunes, un an après.

Lors des manifestations du premier anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes, la permanence du député LREM Patrick Vignal a de nouveau été vandalisée à Montpellier.

 

Une France en colère

Mais était-ce vraiment des Gilets Jaunes ? "Cet été, elle avait déjà été dégradée, explique Patrick Vignal. C’était un clin d’œil, de la peinture, pour dire que les politiques sont toujours à Paris à faire des lois. Là, c’était des casseurs, avec des grosses pierres. Ils menaçaient de rentrer et de brûler la permanence. Je remercie les policiers qui ont empêché cela".

Comment réagit le député LREM ? "Ce n’est pas grave, ces gens n’auront pas ma haine. Le vrai débat, aujourd’hui, est comment faire pour avoir une France apaisée ? La France est en colère, regardez les hôpitaux, les pompiers, les policiers, les enseignants, les retraités…" Appelant à sortir d’une société de gestion, Patrick Vignal estime que "des choses ont été faites. Mais on a besoin d’aller convaincre les Français que la politique peut changer leur vie".

"La République a failli"

Pour autant, certains radicaux ne veulent rien d’autre que casser. "Les policiers, ce sont aussi des pères et des mères de famille. Quand je vois la dalle du Maréchal Juin vandalisée… Il faut les arrêter car ils insultent notre France, que l’on soit énormément dur avec les black blocks, les radicaux. À la fois, venez voir au rond-point à Montpellier. Ces Gilets Jaunes qui retrouvent la fraternité sur un rond-point en plein hiver, cela prouve que la République a failli. Quant aux anarchistes et aux casseurs, il n’y a aucune concession à avoir".

Le député LREM est-il inquiet pour les manifestations du 5 décembre prochain ? "Je suis inquiet, pas tellement de la manifestation, mais plutôt de savoir quel avenir on va donner à nos enfants. Je me rends compte que les gens pensent qu’en cassant, ils auront gain de cause. La société, la politique, c’est du temps long". Pour Patrick Vignal, il faut sortir de "cette réciprocité du mépris. Ce n’est pas dans la confrontation mais dans l’échange que l’on fera une nouvelle société".

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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