Migrants : "Occupons-nous d'abord des gens qui sont chez nous, qui ont besoin de manger, de dormir, de travailler !"

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Depuis le rétablissement des contrôles, en 2015, il y a eu 152.000 interpellations de migrants à la frontière italienne. AFP

La frontière italienne est le symbole, pour beaucoup, de l’échec de l’Europe à gérer le problème migratoire. En quatre ans, plus de 150.000 personnes ont été arrêtées dans les Alpes Maritimes, un flot qui diminue depuis l’arrivée de Matteo Salvini aux affaires. Un populiste qui séduit aussi certains Français, fatigués de voir qu’en matière d’immigration, l’Europe laisse les États se débrouiller tout seuls. Lionel Maillet de Sud Radio est allé à leur rencontre à Menton.

 

"Occupons-nous d'abord des gens qui sont chez nous, qui ont besoin de manger, de dormir, de travailler !"

Sous la grisaille, des policiers armés filtrent le flot de voitures au poste-frontière de Menton, ce qui n’empêche pas les migrants de passer : "J'en ai vu à la gare mais ils ne me font pas peur ! Ils fuient la guerre et c'est normal qu'ils cherchent un abri". 

Depuis le rétablissement des contrôles, en 2015, il y a eu 152.000 interpellations à la frontière italienne, la preuve, pour certains, que l’Europe est une véritable passoire : "L'Europe ne devrait pas exister. Il faut fermer les frontières, ne plus faire entrer n'importe qui en France parce qu'après, ils abusent des aides. Occupons-nous d'abord des gens qui sont chez nous, qui ont besoin de manger, de dormir, de travailler ! Et on pensera après aux autres aussi".

"On ne veut pas un deuxième Calais, qu'on laisse passer les gens sans être capable de s'en occuper"

Accords avec la Libye, fermeture des ports aux navires de secours : avec l’arrivée de Matteo Salvini au pouvoir, le nombre de migrants a considérablement chuté. Pour ces frontaliers, les Italiens sont un exemple à suivre. "Je les soutiens, ils font du bon travail : arrêter les gens, les empêcher de passer la frontière ou alors, les accueillir normalement. Mais on n'a pas les moyens de les accueillir normalement, alors il faut peut-être aller les aider chez eux. Ici, on ne veut pas un deuxième Calais, qu'on laisse passer les gens sans être capable de s'en occuper."

En trois ans, une vingtaine de migrants sont morts en tentant de passer en France, notamment dans des accidents de la route.

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