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Limoges : des milliers manifestent après l'incendie de la mairie

Des milliers de personnes ont pris part à une marche à Limoges, dimanche soir, après l'incendie volontaire de l'hôtel de ville la veille lors de la mobilisation du 17 octobre, tandis que le maire et David Lisnard mettaient en cause LFI.

Vue aérienne de l'hôtel de ville de Limoges après l'incendie.
- - SDIS 87/AFP

Des milliers de personnes ont pris part à une marche à Limoges, dimanche soir, après l'incendie volontaire de l'hôtel de ville la veille lors de la mobilisation du 17 octobre, tandis que le maire et David Lisnard mettaient en cause LFI.

Cette foule composée de 7.000 habitants et de nombreux élus, selon une estimation de la municipalité, a pris la direction de l'édifice construit au XIXe siècle, sur le modèle de la mairie de Paris, dont le toit et les étages ont été ravagés par les flammes.

Avant le départ du cortège, le maire LR de Limoges, Guillaume Guérin, a salué "les nombreux élus présents représentant tous les camps républicains, exception faite de ceux de la France insoumise, largement comptables de ce chaos".

"C'était un incendie prémédité. Une tentative d'assassinat envers les élus de la République. L'État a failli hier", a fustigé l'édile élu en mars, accusant "l'ultragauche française, celle qui vit toute l'année pour partie repliée dans les localités du plateau de Millevaches (dans le Limousin, NDLR)", d'avoir incendié la mairie.

"Une mairie a brûlé, c'est insensé. Les responsabilités sont chez les casseurs, chez ceux qui les agitent. LFI aujourd'hui se comporte en ingénieur du chaos, de la destruction", a abondé à ses côtés le président de l'Association des maires de France et candidat à l'élection présidentielle, David Lisnard.

"Un cap a été franchi, nous ne pouvons pas laisser notre pays ainsi dégradé. Nous sommes tous des Limougeauds aujourd'hui", a ajouté ce natif de la préfecture de la Haute-Vienne, dénonçant aussi "la responsabilité d'un gouvernement insincère et incompétent".

Environ 5.000 personnes, dont 700 individus "radicalisés et extrêmement violents" selon les autorités, ont participé à la manifestation samedi à Limoges.

Après de violents affrontements avec les forces de l'ordre mais aussi des automobilistes aux abords de l'autoroute A20, des émeutes ont éclaté au centre-ville, avec pillage de commerces et attaque de bâtiments publics dont l'hôtel de ville, où des casseurs sont rentrés pour mettre le feu.

Dans une colère froide dimanche matin, le maire Guillaume Guérin a dénoncé "le manque de moyens" de la police nationale, qui "a reculé" dans la ville comme ailleurs, selon lui.

Il dit attendre de l'État, en retour, "un plan Marshall" et "une pluie de millions" pour reconstruire l'hôtel de ville.

Dans une lettre adressée dimanche au maire de Limoges, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis que la mairie serait reconstruite avec l'aide de l'État "car elle est le symbole d'une Nation qui ne se laisse ni abattre, ni intimider".

AFP / Limoges (AFP) / © 2026 AFP

#Limoges #France #Protests #Politics #PublicSafety

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