Entre flambée du prix des carburants, conditions de travail et faibles rémunérations, les infirmières sont en difficulté. Quasiment un tiers serait prêt à quitter leur poste, selon un baromètre Odoxa pour Albus.
Une loi "Infirmières" pas appliquée
"Nos charges sont de plus en plus élevées, nos conditions de travail se sont dégradées depuis quelques années, estime Anne-Gaëlle Kramer, infirmière libérale à Longvic (Côte-d'Or) et membre de la coordination du collectif des “infirmiers libéraux en colère”, au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. On nous parle d’une revalorisation de 30 centimes bruts… Une excellente loi infirmières est passée en juin dernier, et la Cnam et les syndicats la piétinent."
Par ailleurs, plus de 90% disent ne pas se sentir reconnus. "On ne parle plus de consultations infirmières ou seulement pour les plaies, ce qui est ridicule. Nous avons eu le décret le 26 décembre. En principe, les patients qui ont déjà du mal à trouver un rendez-vous chez un médecin pouvaient venir nous voir directement. Pour une petite plaie, une ablation de fil sans ordonnance. Et a priori, ce ne sera pas possible."
👩⚕️Un tiers des infirmiers envisage de quitter le métier
🗣️Anne-Gaëlle (@Idelencolere) : "Nos charges augmentent, nos conditions de travail se détériorent, et on nous parle d'une revalorisation de 30 centimes brut sur deux ou trois ans !" #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) March 26, 2026
Une amplitude horaire énorme
Toujours selon ce baromètre, 65% des infirmiers disent que leurs conditions de travail se sont dégradées ces cinq dernières années, à l'hôpital comme en ville. Que demandent tout simplement les infirmiers/infirmières ? Nous souhaitons que la loi soit appliquée avec une consultation infirmière pleine et entière, et rémunérée, résume Anne-Gaëlle Kramer, infirmière libérale à Longvic (Côte-d'Or). Nous voulons notre accès direct comme il a été prévu dans cette loi."
Quid d’une détaxe de l’essence ? "Je fais un plein tous les quatre jours, je mets de 10 à 15 euros de plus. Notre clé de rémunération n’est toujours pas revalorisé. Il faut que l’on cumule des actes pour vivre décemment, avec une amplitude horaire de 6h à 20 h. Dans ma patientèle, j’ai énormément de patients qui ont des chimiothérapies à domicile car il n’y a plus de place en centre anti-cancéreux. On reste avec le patient, mais si c’est pour être payé 10 euros brut, ce n’est pas viable."
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