"L’avenir de nos territoires" en discussion à Uzès dans le Gard

Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès, dans le Gard, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 19 septembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Uzès, une petite ville atypique, car riche en commerces.

Jean-Luc Chapon a reçu Édouard Philippe le 18 septembre dernier. De quoi ont-ils parlé, au-delà de cette appellation large quant à "L’avenir de nos territoires" ?

 

Quid de la taxe d'habitation et de la taxe foncière ?

"Nous avions beaucoup de points à aborder, détaille le maire d’Uzès : la dynamisation des cœurs de ville, ce que va devenir la dotation de la taxe d’habitation, la désertification médicale…" Mais quel est ce mal dont souffrent bon nombre de petites villes ? En la matière, "Uzès est une ville atypique, précise l’édile. Nous avons des lycées, des collèges, énormément de magasins. La ville ne rencontre pas les mêmes problèmes que les autres petites villes".

Le casus belli entre maires et gouvernement tourne notamment autour de la suppression de la taxe d’habitation. Va-t-elle entraîner une perte de ressources massive pour les villes et villages ? "En effet, commente Jean-Luc Chapon. On nous a dit qu’il n’y aurait aucune perte. Mais cela ne va pas se faire sous forme de dotation, tout reste à définir. Nous n’avons pas non plus parlé de la suppression de la taxe foncière pour les départements".

"Une dotation, ce n'est pas un cadeau"

Cette taxe foncière est-elle appelée à être encaissée par les communes et non plus par les départements ? "J’ai des doutes, d’autant plus qu’il y a des communes bien gérées qui ont des taux faibles. Est-ce que celles qui ont des taux très élevés vont recevoir à vie l’équivalent de ces taux très élevés ? On ne parle pas de lissage de la taxe d’habitation." Par ailleurs, souligne le maire d’Uzès, "nous avons peur, quand on parle de dotations. On se souvient du gouvernement Hollande qui les avait baissées. Ce n’est pas un cadeau, cela correspond à des compétences données : état civil, crèches… À Uzès, nous avons ainsi perdu 550.000 euros par an de dotations".

On se souvient que le Gard a été très touché par le mouvement des Gilets Jaunes ces derniers mois. Comment le maire qu’il est ressent les choses en cette rentrée sociale ? "La misère est là, on la côtoie, constate-t-il. Je pense que les Gilets Jaunes n’ont pas ressenti les 11 milliards donnés".

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