Quentin Guillemain, président de l'association des familles victimes du lait contaminé à la salmonelle, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

Leclerc, Auchan, Intermarché, Cora... La liste des grandes surfaces qui ont continué à vendre du lait Lactalis contaminé à la salmonelle s'allonge.

Invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, Quentin Guillemain, président de l'association des familles victimes du lait contaminé à la salmonelle, dénonce un climat d'omerta autour de cette affaire.

"On va de scandale en scandale dans cette histoire, a-t-il déploré. C'est parce que des familles ont témoigné et informé un certain nombre de médias qu'on a réussi à savoir ce qui se passait dans les magasins. Vous imaginez que des parents découvrent, en plus du scandale du lait contaminé, que certains magasins continuent d'en vendre, en plus en promotion ! Les familles sont consternées."

Pour lui, le silence des pouvoirs publics depuis le début de l'affaire est de plus en plus difficile à supporter : "Personne ne s'est exprimé, ne serait-ce que pour commenter la possibilité d'infraction pénale de tel ou tel acteur. Il y a une responsabilité de l'État à agir. On demande une action et on demande à être reçus. La seule information qui transparaît, c'est parce que nous informons les familles et les médias. On attend que les autorités s'expriment. Tous les acteurs sont coupables du début à la fin. On a l'impression d'être dans un No Man's Land juridique et réglementaire. Tout le monde s'affranchit éhontément des règles, personne n'est sanctionné et tout continue comme avant. Il faut que ça cesse et que la lumière soit faite sur ce qui s'est réellement passé."

Écoutez l'interview de Quentin Guillemain, invité du Grand Journal de 18h au micro de Véronique Jacquier

 

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Michel Ange
- Mercredi 10 janvier 2018 à 22:13
A quoi servent nos impôts ? On paie des fonctionnaires afin de vérifier si certaines grandes sociétés sur le plan sanitaire respectent bien les directives imposées par nos dirigeants et la C.E.E. voici le résultat.
A moins qu'il n'y ait collusion entre le pouvoir et ces grosses sociétés qui possèdent un monopole pour ce genre de produit. D'autant plus que notre pays sur le plan corruption d'Etat n'est pas le premier de la classe des pays dits démocratiques. (23 ème, y a du pain sur la planche).

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