L’accès aux soins se dégrade pour les plus démunis

Aurélie Robic, secrétaire générale du Secours populaire des Pyrénées-Orientales était interviewée dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 17 Octobre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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De plus en plus de précarité en France, constate le Secours Populaire.

On attend de nouveaux chiffres sur l’état de la pauvreté en France. Dans l’Hexagone, pas moins de 9 millions de personnes sont considérées comme pauvres, et la situation se dégrade de plus en plus.

 

La santé passe après tout le reste

"Oui, la situation est particulièrement préoccupante, confirme Aurélie Robic, secrétaire générale du Secours Populaire des Pyrénées-Orientales. Nous sommes dans un département très touché par la précarité, avec une augmentation constante des demandes d’aide depuis plusieurs années."

Le temps d’une journée, le Secours Populaire met l’accent sur la santé, en consacrant une journée spéciale à la prévention et aux soins. "Ce n’est pas une question nouvelle, mais nous avons voulu mettre l’accent dessus car il s’agit d’un problème récurrent lors de nos permanences d’accueil, détaille Aurélie Robic. De nombreuses personnes en situation de précarité ayant un problème de santé font passer cela après le reste, après le fait de remplir son placard."

Pas de racisme entre bénéficiaires

En même temps, ne se rendent-elles pas aux urgences plutôt que chez un généraliste ? "Cela ne veut pas dire qu’il y ait une prise en charge sur la durée des pathologies déclarées, estime la secrétaire générale du Secours populaire des Pyrénées-Orientales. On sait que les situations de précarité vont engendrer des pathologies et inversement." Dit autrement, quand on ne peut pas boucler ses fins de mois, plus on est pauvre, moins on s’attarde sur sa santé ? "Oui, cela vient plus tard, ou jamais. Ce n’est pas abordé spontanément durant les permanences d’accueil, mais on sait qu’il est important de revenir dessus pour débloquer la situation. Une personne ne peut pas aller mieux si elle ne prend pas soin d’elle."

Dans les Côtes-d’Armor, on dénonce la montée d’une certaine forme de racisme. "Il y a des migrants dans beaucoup de villes, confirme Aurélie Robic. Ils viennent vers ces centres. Nous avons un public migrant réfugié dans nos permanences d’accueil, mais pas au détriment des autres publics. Nos équipes de bénévoles sont à pied d’œuvre pour cela. Il y a a des populations étrangères comme locales qui ont besoin de nous." Des tensions particulières entre bénéficiaires ? "Non, ce n’est pas quelque chose que je ressens au sein de l’association. En revanche, c’est une inquiétude que l’on a dans la société française."

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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